le 09-02-2010 | numéro permanent | Tous droits réservés Sandrine Brossel | Site Pro : sandrinebrossel.fr
Prix conseillé : 4 trèfles à trois feuilles ou 2 radis | Gestion du site par Fred Brossel
L'arbre de MAP L'arbre dansant de Bruno L L'arbre à bisous de Madame de K L'arbre de Sami L'arbre de Claudio L'arbre de Sarah L'arbre aux livres de Sandrine L'arbre d'Ekwerkwe Le saule rieur de Katie L'arbre de Tiphaine
Sommaire
A la une...
Galerie de photos : la forêt-galerie
Feuilleter le pré-livre 'Les carnets de route de Trouve Heura'
Le journal
Bestiaire
Mythes, légendes & superstitions
Dossier cuisine
Fêtes & autres événements
La rubrique de Koudgueul
Santé
Litté-rature
People
Le coin des lectures
Horoscope
Articles en vrac
Cartes électroniques (voeux, anniversaires, non-anniversaires, Saint-Arbre, Saint-Tout-et- Nimporte-
Faire découvrir ce site à un(e) ami(e)
L'auteur (interview et autres détails subsidiaires)
Mon site professionnel
Contact
Plan du site
Rechercher...
La vraie info... celle du monde dans lequel on vit

Y'a des régions où l'on est fier du vent, on lui donne des petits noms,. Dans le Nord, que nenni que non, point de baptême, mais il souffle du jazz manouche... Eh oui !

"Vent du Nord" - Manaswing

 
Vent du Nord - Manaswing
 
Avis au lecteur

Les situations, les faits, les personnages sont le fruit de mon imaginaire qui a grandi en se nourrissant de ce qu’il aimait.

Toute ressemblance avec une situation, une per- sonne ou un fait réels ne serait que le fruit du hasard, qui n’est pas tout à fait le même fruit que celui de mon imagina- tion.

Sandrine

annuaire  artistes illustrateurs nord Crespin
Réservé à la rédaction





Mot de passe oublié ?
08 février 2010
Allez,
Écrit par Sandrine Brossel   
08-02-2010

 je vous enverrai un petit mot quand mon histoire enregistrée sera sur mon site "pro" (ouais tout est relatif, hein ?). Je vous laisse les clés. Vous éteindrez la lumière en partant ? Et je ne saurai trop comment vous remercier de m'avoir suivie jusqu'ici... Je vous embrasse, au plaisir d'avoir de vos nouvelles.

 
05 février 2010
Besoin d’explication et d’une bonne nouvelle ?
Écrit par Sandrine Brossel   
05-02-2010

Enfin j’estime que c’est une bonne nouvelle, parce que je pars du principe que vous m’estimez, sinon vous ne me liriez pas, à moins d’être sado maso, ça ne me parait pas compatible avec ma feuille de chou !

Je sors de mon bain, j'ai regardé le siphon engloutir l'eau. Je me sens propre, il faut entendre par là, que la crasse de mon âme est partie avec celle de mon corps se noyer dans l'égout. Tout à l'heure en rentrant, je changerai les draps, je les ferai bouillir : c'est symbolique. J’aime les symboles.

On m’a dit tantôt que j’avais une mine de déterrée : oui, c'est ça, la bonne nouvelle. Ne soyez pas outrés, ça veut tout de même dire que je suis revenue parmi les vivants ! Et comme on ne sort jamais de ce genre de combat sans ramener quelque chose pour soi, un truc qui rend la vie plus légère... Tenez, la fois précédente, je suis revenue avec une plume et un imaginaire à vif. Et cette fois ci, me demanderez vous ? Avec mon mode de fonctionnement ! Rien que ça. Bigre, je sais enfin comment je marche ! Mon meilleur ami, m'a écrit la semaine dernière que je lui faisais l'effet de venir d'une autre planète (euh, c’est un compliment, enfin je l’ai pris comme tel !), il a ainsi éveillé en moi, de bien délicieux soupçons.

Flash back :

Quand, il y a quelques années, j'ai fait un bilan de compétences, je suscitais l'incompréhension, la formatrice en réinsertion sociale m'a fait faire une batterie de tests qui ont révélés que j'étais très intelligente, comme j'en fus surprise ! Le genre de surprise qui fait qu'on se retourne pour savoir si on parle de quelqu'un qui viendrait d'entrer dans la pièce… Mais non, sa phrase était adressée à MOI, si, si, je vous jure ! Intelligente donc, mais pas douée, c'était et c'est encore un fait ! Le nombre de ratés que je cumule, l'incompréhension que je suscite, la difficulté de m'intégrer, mon hypersensibilité, mes périodes d'intense réflexions et surtout, cette sensation d'être en dehors de ce monde, de marcher sur des chemins de traverses, ou encore cette impression de ne jamais en faire assez, pendant que beaucoup trouvent que j'en fait trop et que quelques uns me taxent de fainéantise... Bref, la vie que je trouvais déjà bien douloureuse, ne m’a jamais paru simple.

J'ai toujours su que j'avais un problème de cervelle ! Oui, je sais, ça ne vous aura pas échappé à vous, mais ce qui me chagrinait, c’est que je ne savais pas lequel. Je me bilais, je m’inquiétais, mais, ouf, ce n'est pas si grave, question statistique y'a que 2% des gens qui sont dans mon cas. Eh, oui, en fait, je suis une femme exceptionnelle, nan, je déconne ! Comme la société a été construite par et pour les 98% de la population, normal que j'ai du mal à m'y intégrer et à me faire comprendre. Simple question de logique (implacable, la logique).

Hier soir, je lisais à voix haute des extraits d'un bouquin d'une neuro psy. Fred me disait : "C'est quoi ? On dirait toi mot pour mot.". Je lui ai dit que sa petite femme n'était peut-être plus garantie, mais qu'elle était désormais fournie avec un mode d'emploi !

Le pauvre gars, vous imaginez ? Seize ans, bientôt qu'il cherche à décrypter une énigme, peut-être même que pour vous qui me lisez, c’est pareil. Oui, il y a 98% de chances que vous soyez neuro gaucher, ben moi, je suis neuro droitière, c'est à dire, entre autre, que j'arrive directement à la conclusion et que je déroule seulement mon raisonnement ensuite, enfin si on est tolérant et qu'on m'en laisse le temps : le nombre de malaises que ça suscite chez les gens m'a fait rapidement apprendre à me taire, pas tant par timidité que pour éviter les emmerdes ! Ben, ouais, parce qu'on bout de la énième fois qu'on vous dit : tu réfléchis mal, t'as un problème, va consulter, endurcis toi, va consulter (d'ailleurs, j'y suis allée faudra que je vous raconte ça un de ses quatre, avec le recul, c'est plutôt drôle) et tout le toutim, ça commence à vous enquiquiner. Vous laissez pisser, pis un jour de trop grand ras-le-bol, vous ruez dans les brancards, en revendiquant votre droit à la différence, mais hypersensible vous vous mettez tout de suite à culpabiliser ! Pas facile d’être dans ma peau.

Il ne me suffisait pas d'avoir une excroissance de l'esprit qui me fait tout voir autrement, héritage de mes souffrances enfantines, il fallait encore que mon cerveau ne fonctionne pas comme ceux de la majorité des gens, dis donc ! Ben, maintenant, je pourrais me justifier quand on me critiquera en voulant me faire entrer dans les sillons de neuro-gauchers ou en me disant que mon raisonnement ne tient pas la route : si ça c'est pas un beau trophée  à mettre sous le nez de ceux qui veulent à tout prix comprendre, même au risque de me faire souffrir ! Je me demande si je ne vais pas écrire au ministre de l'éducation nationale, histoire que peut-être, il fasse un truc pour les mioches qui ne sont pas fait pour apprendre comme la majorité des gens... 2%, ça à l'air de rien, mais c'est énorme ! Et sérieux, si j'avais trouvé un peu de réconfort dans l'apprentissage, dans une classe spéciale ou avec des professeurs formés pour, j'aurais sans doute trouvé plus rapidement la voix du bien être et de l'épanouissement ! Bigre !

Dites, y'aurait-il un(e) neuro-droitier(e) parmi mes dautenbiens ? Parce que je me taperais bien volontiers la discut’ avec elle/lui ! Si en prime quelques casseroles lui avaient fait chopper le gros imaginaire, alors, faut vraiment qu’il/elle se manifeste, hein ? Histoire que je vois un peu l’effet que ça fait qu’on me comprenne d’entrée de jeu !

Je vous embrasse fort. Je me requinque, me ressource et après je verrai ce que je fais de cette feuille de choux, elle ne restera pas ainsi. Elle me fait l’effet d’être la partie visible de la construction de mes fondations. Y’aura-t-il des murs, un toit, une cheminée ? Je ne saurais l’écrire pour l'instant, je suis trop épuisée. Merci de m’avoir aidé à les bâtir, ces fameuses fondations, en me lisant et en postant des commentaires !

Désormais quand on me demandera : « Comment ça va aujourd’hui ? ». Je répondrai : « Comme une neuro droitière à l’imaginaire hypertrophié en ce monde : ce n’est pas facile tous les jours, mais j’ai de l’humour ! »

 Ps : je garde en conscience que je vous dois une histoire !

Dernière mise à jour : ( 08-02-2010 )
 
08 février 2008
Barbe Bleue s'est teint le poil du menton en vert : les raisons de son choix
Écrit par Barbe Bleue (enfin verte)   
08-02-2008

On l'écoute : "Le bleu, ça évoque tout de suite 'avoir une peur bleue' et vu mon passé, c'est sûr que ma barbe inspirait la méfiance...

Dernière mise à jour : ( 08-02-2008 )
Lire la suite...
 
17 mai 2008
Savonnette
Écrit par Sandrine Brossel   
17-05-2008

Des fois, j'aime bien enfoncer des portes ouvertes, curieusement il arrive aussi qu'on se démette une épaule en le faisant... Alors, ceci est une savonnette (bon d'accord, toutes considérations magrittiennes conservées, je devrais écrire : ceci n'est pas une savonnette, ceci est la photo d'une savonnette...) :

Le savon avec lequel je nettoie mes pinceaux

Fatalement, elle s'use quand on s'en sert, c'est le propre d'une savonnette...

Petit rappel (oui, c'est maintenant que je m'apprête à enfoncer la porte ouverte) : l'amour, l'amitié, l'altruisme, la générosité, la tendresse... et plein d'autres petits trésors d'humanité extraodinaires de ce genre ne sont pas des savonnettes ! Pas de danger qu'ils fondent comme un savon sous un filet d'eau quand on s'en sert, bien au contraire...

Sandrine

Dernière mise à jour : ( 08-02-2010 )
 
09 décembre 2007
Mais où va donc la lune tous les 28 jours ?
Écrit par Chouravie   
09-12-2007

 

la lune, extraite de la planche "l'arbre aux livres"

 

Eh bien, il semblerait qu'elle parte se ressourcer dans un endroit connu d'elle seule...

Dernière mise à jour : ( 06-04-2008 )
Lire la suite...
 
11 avril 2008
Hansel et Gretel enfin démasqués
Écrit par Chounavré   
11-04-2008

Ces deux bambins, connus aussi sous le nom de Jeannot et Margot, ont enfin été percés à jour par Lambda, enquêteur du Dimanche et des jours fériés, dont Sandrine vous parlera longuement dans un prochain papier. Il semblerait qu’en fait de deux pauvres enfants de bûcherons pauvres, il s’agissait plus exactement de deux ogrillons sorciéricides et machiavéliques qui obligeaient, par la terreur, des parents factices à les abandonner dans la forêt afin de donner plus de crédit à la rumeur colportée par de nombreux conteurs et autres troubadours depuis le moyen âge.

Dernière mise à jour : ( 17-09-2008 )
Lire la suite...
 
27 juillet 2007
Mon ami le Dahu
Écrit par Chounavré   
27-07-2007

Si vous êtes du genre à chasser le Dahu, ne lisez pas ce qui suit...

Dernière mise à jour : ( 11-11-2007 )
Lire la suite...
 
08 septembre 2007
Ce qu'il advint finalement aux poils de Dahu.
Écrit par Chounavré   
08-09-2007

Gratmoildo, éminent dahutologue, qui après avoir accusé quelques échecs cuisants (à peine 12689) a finalement renoncé à reconstituer synthétiquement les poils de Dahu.

Dernière mise à jour : ( 18-09-2007 )
Lire la suite...
 
22 mars 2008
Une tranche de vie dans l'atelier de Sandrine Brossel
Écrit par Incognito   
22-03-2008

Selon les circonstances qui vous concernent, je vous dis : bonjour, bonsoir, bon appétit, salut, bonne nuit… Vous vous souvenez de moi ? Je suis le journaliste exclusif de Sandrine Brossel. L’autre jour, je trainais dans son atelier et j’ai quelque peu joué les paparazzi(s). J’ai surpris une conversation entre la fabriqueuse d’histoires et d’images et un lecteur fictif, mais comme ce journal a des moyens techniques déplorables (va falloir que je songe à changer de boulot) et bien en guise de matos de prises de son, j’avais un calepin et un crayon de bois, alors, je vous ai rapporté le son au crayon retranscrit au traitement de texte, mais pour les intonations, les gestes, les rires sonnants et non trébuchants (j’aime pas que les rires tombent et se fassent mal et Sandrine non plus d’ailleurs !) eh bien je fais confiance à votre imagination. Dites-vous que c’est un journal interactif avec une étroite collaboration entre le journaliste et ses lecteurs.

« 

Un lecteur fictif : Pourquoi y’a des fraises tagaada (Incognito : Ah, oui, le a supplémentaire, c’est un subterfuge pour pas qu’on reconnaisse (à moins d’être fort perspicace) de quelles fraises il est question…) dans le champ de papier, au bord du journal, hein ?

Dernière mise à jour : ( 28-04-2008 )
Lire la suite...
 
13 mai 2008
Mouton
Écrit par Sandrine Brossel   
13-05-2008

La vie d'artiste, on a beau dire, c'est pas rigolo tous les jours... Tenez, prenez mon crayon par exemple, eh bien, non seulement il fait toujours la grise mine, mais en plus il est capricieux. Des fois, je voudrais qu'il dessine un truc, mais y'a pas moyen, il n'en fait qu'à sa tête, une vraie caboche de bois ! L'autre jour, enfin les autres jours, je voulais croquer un zèbre : y'a rien eu à faire, il était pas d'accord, même que la seule chose qu'il voulait dessiner, c'était des kiwis, la belle affaire quand on veut dessiner un zèbre. Du coup, mon graphisme était tout bloqué, ma créativité souffrait d'un gros lumbago.

Et c'est là que miracle, le docteur D.K.est arrivée. Elle m'a demandé : "dessine-moi un mouton. " Oh, lalalala, cette question là, je l'attendais depuis mes huits ans. Aujourd'hui, j'en ai passé trente-deux, c'est vous dire si j'étais prête à le dessiner son mouton ! Un éclair a traversé mon esprit. Foudroyée par une idée, je me suis affairée et c'est comme ça qu'est né P'tibêdo, un mouton recyclé (oui, c'est moi qui est fabriqué la laine, enfin le papier qu'il a sur le dos !).

N'allez pas vous imaginer que c'est un mouton comme les autres qui avance dans le rang et tout et tout, non, ce mouton là est particulier :

 

P'tibêdo le mouton

 

A peine avais-je terminé que j'ai repris mon vieux crayon de bois presque taillé jusqu'à l'os et oh, miracle, un zèbre au profil rieur ornait mon papier... Je me suis empressée de sortir mes aquarelles pour ne pas le laisser filer :

 

Arthur le zèbre

 

Sandrine 

Dernière mise à jour : ( 17-09-2008 )
 
02 avril 2009
Il vaut mieux bien s’entendre avec ses pinceaux
Écrit par Sandrine Brossel   
02-04-2009

On les garde toute la vie ! Si on en prend vraiment soin, bien sûr, parce qu'il y a aussi un taux élevé de divorce chez les artistes et leurs pinceaux. Je vous rassure, je ne suis pas adepte de ce genre de pratique et il faudrait vraiment que le sieur pinceau me pousse à bout pour que j’en vienne à de telles extrémités, et encore...

J’ai de beaux pinceaux d’aquarelliste, mais pas beaucoup. L’aquarelliste utilise en majeure partie du poil de martre, (oui, je vous sens déçus, là. A la limite de m’envoyer la ligue des défenseurs des animaux pour outrage à l’étique planétaire zoologique. Je vous comprends, vous savez. Faut pas croire, j’ai commencé par utiliser des pinceaux en synthétique : je répugnais à les acheter en pelisse véritable, mais ça se passait super mal. J’étais à la limite d’arrêter de gaspiller du papier en étalant de la couleur et puis je suis tombée sur le grand traité du bon usage des pinceaux qui est désormais épuisé : oui, le livre édité en un exemplaire unique est fatigué qu’on lui tourne les pages, qu’on s’assoupisse dessus, qu’on le gribouille dans la marge. Il s’est fermé comme une huitre et plus moyen de l’ouvrir, je me suis cassé trois ongle dessus et ma féminité en est toute retournée : vous imaginez le drame ! Je n’ai plus une manucure impeccable ! C’est ainsi que j’ai appris comment on se comporte avec un pinceau en poil de martre : ça se brosse dans le sens du poil, ça se choit, ça se nettoie avec amour, ça se flatte, ça se suce pour lui donner bonne forme, ça se fait sécher lentement la tête en bas… Mes pinceaux en poils de martre et moi, on file la parfaite entente et il nous arrive de faire du bon boulot, enfin je trouve.

Mes pinceaux

Oui mais voilà, ils ne me suffisaient plus, j’avais besoin d’une estompe. Pas moyen d'en dégotter une en poils de martre. J'en ai bien trouvée une en poils synthétiques (un animal à poil plastique qui s'ébat dans les prairies chimiques ensoleillées) mais elle ne retient pas l’eau. Pour l’aquarelle, c’est gênant,tout de même. Qu’à cela ne tienne : je m’en suis offerte une en poils de blaireau consentant pour qu’on l’épile. J’ai essayé d’ouvrir le bon usage des pinceaux pour tout savoir sur le pourquoi du comment on fait pour  utiliser ce curieux pinceau aux poils frisotés. Mon livre est toujours cadenassé, j’ai cassé trois pieds de biche (consentante pour qu’on lui coupe les pattes) et puis je suis dis que j’allais y aller au feeling… Fichtre ! J’ai gaspillé plusieurs planches : tant et si bien que je l’ai mise de côté et que ça faisait dix huit mois que je ne m’en servais plus.

La semaine dernière, je l'ai entendu se plaindre et tousser : « Mouais, je reste toujours là, dans mon pot, je prends la poussière, je me sens inutile. Pis les autres là, avec leurs poils de martre et leur virole impeccable, elles arrêtent pas de me charrier : t’as vu le beau vert qu’on a étalé, hein ? C’est pas toi qui aurait fait un boulot pareil, hein ? Et ce bleu, tu l’aurais pas mis comme ça, hein ? ». Mon cœur était tout serré, d’accord, c’est vrai, je l'admets, mes autres pinceaux font du bon boulot, mais ce n’est tout de même pas une raison pour lui parler comme ça ! Alors, ni une ni deux, je peignais un tronc et je me suis dis : c’est le moment ou jamais, à nous deux ! Heureuse de se sentir utile, elle faisait vraiment du bon boulot, et puis, je ne sais pas ce qu’il lui a pris, à la dernière minute, je finissais de lui dire que j’étais toute contente d'elle, ielle a foiré. Ses poils se sont rebiffés.

Qu’à cela ne tienne, j’ai recommencé. Re-compliment et paf ses poils partent en frisotis et la peinture suit le même chemin : fichtre, je me suis fâchée, et pas qu'un peu. Je l’ai houspillée, allant jusqu'à la menacer de m'en séparer si elle continuait ainsi, j'étais déjà en train de décrocher mon téléphone pour appeler un excellent avocat. Vous savez quoi ? Elle m'a demandé de lui accorder une dernière chance. Quand je l'ai vue avec ses poils tristes, tout rabatus et son air penaud, j'ai dit : "bon, ça va, ça va, on s'y remet". Vous savez quoi ? Elle a fait du super bon boulot, jusqu’au bout !

Conclusion : l’estompe en poil de blaireau, ça se houspille un peu, faut le savoir. Depuis, je la taquine gentiment et ma foi, à force de l’utiliser et de la laver, elle est toute défrisée. Le brushing impeccable, elle bosse de mieux en mieux ! Comment ça c’est moi qui m’y prenais comme un manche avant ? Vous croyez ?

La prochaine fois, je vous expliquerai comment parler à un crayon de couleur...

Dernière mise à jour : ( 06-12-2009 )
 
27 juillet 2007
Scoop : le petit chaperon rouge s’est enfin fait la malle avec le grand méchant loup
Écrit par Romanesco   
27-07-2007

Après des siècles de drague acharnée, le loup avait abandonné l’espoir de ‘conquérir’ la chaperonnée .

Désappointé, il avait la ferme intention de se mettre au vert. Il était parti se ressourcer en forêt, n’ayant réussit à combler sa faim auprès de la gente féminine.

Dernière mise à jour : ( 28-12-2007 )
Lire la suite...
 
22 avril 2008
Une primeur, c’est de saison…
Écrit par Sandrine Brossel   
22-04-2008

Voici, une histoire toute fraîche sortie de mon crayon de bois, récoltée aujourd’hui même :

 Par le bon bout de la lorgnette

Lorsque ses parents le regardèrent pour la première fois, ils comprirent aussitôt qu’ils avaient à faire à un enfant aux capacités cérébrales d’une amibe, et les années qui passèrent ne les trompèrent pas : Fulbert, leur fils, était un imbécile accompli. Il n’existait pas d’idiot mieux fini que lui dans tout le pays. Il n’était certes pas méchant pour deux trèfles, mais il n’avait pas deux radis de jugeote dans la caboche. Le temps passa, c’est le propre du temps, Fulbert grandit tant bien que mal, au rythme de ses idioties, de ses rêves de bateau et d’océan.

Dernière mise à jour : ( 08-02-2010 )
Lire la suite...
 
25 septembre 2008
Rire de la mort, c'est rire de tout...
Écrit par Chouravie   
25-09-2008

Vendredi dernier, j’ai failli me faire écrabouiller par un automobiliste qui, non content d’avoir renversé une jeune femme en scooter, a failli m’envoyer en l’air dans la foulée sans même sans apercevoir : pas encore morte et déjà transparente ! Mon sang n’a fait qu’un tour… Après m'être assurée qu’on portait assistance à la blessée, j’ai avancé chancelante… Mes pas m’ont porté vers la librairie la plus proche afin que je reprenne mes esprits au milieu des livres… Je me suis ensuite requinquée en caressant l’écorce d’un arbre… Et depuis, j’ai révisé avec tonton Georges (je suis allée à bonne école, n’est-ce pas ?), cette jolie leçon : rire de la camarde, c’est rire de tout… Pis après la frayeur qu'elle m'a faite, j'avais bien envie de semer quelques "fleurs dans les trous de son nez" !

Alors, ça vous surprendra sans doute, mais aujourd’hui je me suis dit qu’il était temps que je gribouille mes dernières volontés. Pourquoi aujourd'hui ? Mais pourquoi pas d'abord ? Ensuite qui sait si je traverserai les rues en m'en sortant toujours indemne ? Ni vous ni moi, soyons honnêtes. Enfin et finalement (oui c'est redondant, c'est pour symboliser la lourdeur masculine dont j'ai été victime et que je vais brièvement exposer ci-après) parce que j’ai croisé un homme insistant que je n’ai pas écouté bien longtemps : je suis plus sourde qu'un pot à lait dans ces cas là. Sourde, mais pas toujours aphone, même si dans la vie, je suis assez fréquemment muette… Oh ! c’est pas que je sois timide, non. Je suis pas non plus du genre réservée, je dirais plutôt que je suis distraite, toujours à m’évader dans mon imaginaire pour tromper l’ennui. Oui parce qui si on fait pas gaffe, la vie peut être vachement ennuyeuse et si y'a bien une seule et unique chose dont je sois sûre, c'est que je refuse catégoriquement de mourir d'ennui. De toutes façons, je vous l'ai déjà écrit quelque part , je suis du genre à me contenter d'une petite mort mais pas avec le type pré-cité. Bon, je m'égare : je suis donc souvent aphone, mais il m’arrive parfois d’avoir un éclair de répartie, comme une fulgurance. Et c’est ce qui s’est passé, j’ai dit à cet homme pas drôle qui avait le toupet d'interrompre une incursion imaginative des plus agréables : « Moi vivante jamais… mais vous pourrez toujours essayer de négocier mon cadavre avec les vers… ». N’empêche, je ne sais pas où je suis allée pêcher cette phrase ! Ensuite, je me suis gratté la tête avec l’index gauche, soyons précis, je le regardais droit dans le pif et j’ai murmuré à voix haute, plus pour moi que pour lui : « Finalement, je vais peut-être me faire incinérer… ». Ma décision était prise parce que quitte à choisir entre lui ou les asticots, je préférais encore subir la petite et la grande inquisition espagnole avant d’être brulée-morte sur un bucher ! Nan mais c’est vrai quoi !

Je suis donc rentrée chez moi et je me suis dit qu’il fallait que je rédige un codicille. N’ayant pas le talent d’un Brel ou d’un Brassens et sachant pertinemment que je ne pourrais pas mettre le tout en chanson, je me suis dit que j’allais placer ça dans ma feuille de chou, ça m’économisera une visite chez le notaire...

Alors, après avoir trépassé d'une petite mort, je voudrais qu'on fabrique mon dernier contenant en papier recyclé, du beau papier mâché et coloré comme une piñata. Je ne tolérerais pas qu’on abatte un arbre pour m’y loger, dans un intérieur capitonné : et pourquoi pas une camisole tant que vous y êtes ! Oui parce que quitte à mourir attachée, autant ne pas mourir du tout ! Je vous le dit tout net ! Arriver au bistrot des potes ligottée et me présenter devant tonton Georges et oncle Prévert  encamisolée, ah ! ça non alors !

Ah ! oui, pis surtout pas d'encensement, je voudrais qu'on cause de mes défauts : c'est que je tiens à préserver mon imperfection dans l'au-delà ! J'aime bien les défauts : généralement personne ne les aime, alors faut bien que quelqu'un s'en charge...

Sinon, en plus, je voudrais que ma dernière bière soit remplie de ce délicieux breuvage moussu. J’ai une grosse préférence pour les brunes, mais si vraiment vous voulez m’arroser de blonde, j’y consens pourvu que ce soit de la cuvée des jonquilles, de la cuvée des trolls en fût ou de la triple carmélite pression…

Les gilles en pleine procession

Et enfin qu’on fasse une belle fête pleine de Gilles et d’oranges qui volent dans le ciel avant de flamber le tout (enfin ma dépouille, hein, pas les Gilles et les oranges) au rhum, au whisky, au genièvre ou a la prune de derrière les fagots… Histoire d’enivrer, Zeus, Bacchus et toute la païenne clique. Et pour terminer qu'on aille semer mes cendres en fanfare (Le marchand de poissons de Bechet me parait tout indiqué, mais si vous préférez dans les rues d'Antibes, j'ai rien contre) au gré des quatre vents dans un beau jardin : ça fera de l’engrais, c'est vrai quoi, autant être utile après le trépas !

Les gilles avec leur chapeau en plumes d'autruches

Et gare au croque-mort qui ne voudrait pas respecter mes dernières volontés, j'ai jamais grignotté d'orteils, mais ça pourrait bien devenir mon met préféré ! Mais en attendant, je ne suis pas trop pressée d'aller conter historiettes aux âmes des damnés et comme disait ma mémère : on prendra bien le temps de mourir ! Non ?

Dernière mise à jour : ( 27-09-2008 )
 
J'y participe...

Le trésor de Frère Cerise

L'atelier d'écriture du centre social Amilcar Reghem participe au projet instigué par Philippe Revelli (journa- liste et photographe) : le trésor de Frère Cerise, c'est là qu'on clique et pis moi, j'en serai . Fichtre, c'est trop chouette d'être auteure !

Espace publicitaire

"Une tache" de Sandrine Brossel, édité chez Filaplömb

Mon histoire graphique petit format Une tache est DISPONIBLE au catalogue de Filaplömb...

Culture môme, la librairie jeunesse de Valenciennes

 ...et chez Culture môme, la librairie jeunesse de Valenciennes

Derniers commentaires
Suivez le fil...
Abonnez-vous au fil d'information de Dautenbon en cliquant sur le format de votre choix :
feed image
Add to Netvibes
Add to Google
Profil Facebook de Sandrine Brossel

Recevoir par mail...
La lettre de Dautenbon


Recevoir du HTML?

Des liens
Quelques images
Désolé, le lecteur Flash de votre navigateur est absent ou trop ancien. Cliquez ici si votre machine est sous windows ou ici sinon (linux, MacOS, etc.) pour le mettre àg; jour ou l'installer, et pouvoir ainsi voir défiler les images.
Derniers articles

Chou Barres

Vous vous balladez dans ma propriété intel-lectuelle, vous pouvez vous y promener à loisir, prendre vos aises, lire, relire, voir, regarder, fouiller et farfouiller mon imaginaire qui est ma seule véritable ‘richesse’ (oui, je sais, c’est pas grand-chose, mais c’est déjà çà !). Toutefois, con- formément au droit de propriété intellectuelle n’oubliez tout de même pas que vous êtes chez moi et demandez mon accord écrit si vous voulez utiliser mon travail d’une manière ou d’une autre, quelque soit le support… merci.

Sandrine

Jeu-concours

Le professeur Nimbé a commis une petite erreur dans ses notes de travail. Laquelle ? Envoyez votre réponse à la rédaction  qui transmettra...

Ce site est déposé chez CopyrightFrance