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L'auteur (interview et autres détails subsidiaires)
08 avril 2010
Bon, Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
08-04-2010

Il n'y aura pas d'autre blog avant un bout de temps...

Je vous embrasse et surtout prenez soin de vous.

 
22 janvier 2010
Ma foi, fallait bien que ça arrive Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
22-01-2010

En ce moment je ne saurais cultiver que le cynisme, l’ironie et l’humour noir, voilà bien des styles qui ne font pas bon ménage avec le blog, j’entends déjà la foudre des commentaires s’abattre sur mon « nouveau » style. Ma seule arme à moi, c’est l’humour, je n’en ai jamais eu d’autre, le ton léger qui me caractérise, je le garde pour mes quelques ateliers d’écriture, en dehors de là-bas, je n’y arrive pas, car mon bonheur tout neuf et tout beau à peine sorti de son œuf fut gobé par un ogre. C'est comme ça.

Le ton dautenbon, je ne peux pas le cultiver, pas en ce moment en tous cas... Quelque part sur la toile, il y a une femme qui écrit debout, ça crève l’écran pourtant, y’a une blogueuse qui m’a dit qu’elle était en fauteuil, ça m’a fait tout bizarre. Je l’ai imaginée encore plus debout qu’avant, mais je suppose que le regard des autres doit être bien pesant sur elle parfois, parce que des gens qui la croisent et la voient assise, doit y’en avoir des tripotées ! Moi, je suis un peu comme elle, un peu seulement, j’ai deux guiboles qui me servent à marcher, mais j’ai rampé toute ma vie sous le poids d’un passé trop lourd à porter. Quand j’étais avec vous, j’étais debout. En ce moment, je rampe et j’ironise, je cynisme, j’écris du noir pour ne pas sombrer Car pourvu que j’écrive, je suis debout, mais ce genre d’humour n’est pas fait pour le blog.

Je traine des casseroles de plomb, je m’y suis faite, mais des fois y’en a une qui se coince dans une ornière, alors, je tire parce que je veux avancer quand même, y’a pas de raison que je reste là coincée en route, et paf, la casserole se décoince et je me la mange en pleine tête. Me v’là sonnée mise K.O par une casserole ! Je ne parle jamais de mon passé, pas par honte, mon seul tort, c’est d’être née là-bas, y’en a qui ont du bol à la loterie : ma frangine et moi,on a pas fait parti de ce lot, là, c’est comme ça. Non, si je me tais, c’est pour me protéger ,car y’aura toujours quelqu’un pour croire que les chiens ne font pas des chats et que la pomme ne tombe jamais loin de son arbre. Mon arbre à moi est planté sur une colline et toute pomme que je suis, j’ai roulé loin, très loin et comme je ne suis pas pierre, j’ai amassé plein de mousse pour me faire un épais manteau, mais des fois un manteau ça ne suffit pas, c’est pas assez pour se protéger et tôt ou tard, de toute façon, on l’enlève et on fouille en dessous, dedans partout, pour voir si un ver ne serait pas dans le fruit parce que les proverbes sont tenaces : y’aura toujours quelqu’un pour dire que les chiens ne font pas des chats, vous faire sentir que la pomme ne tombe jamais loin de son arbre.

Je vous embrasse et y’en a une paire d’entre vous que j’aime et que je porte dans mon cœur cassé mais en parfait état de marche ! Adieu et ce n’est pas parce que le dautenbon n’est plus de saisons que vous n’êtes plus des dautenbien, et moi qui ne donne jamais de conseils, je m’en vais vous quitter en vous en donnant un : ne laissez jamais un salaud vous faire du mal, et moi qui ne donne jamais d’ordre, je m’en vais aussi vous en donner un : soyez heureux autant que faire ce peut ! Le bonheur ça se croque au présent, car demain nul ne sait ce qui l'attend. Ma mémère pour exprimer ça disait "mange, mange fieux, tu ne sais pas qui te mangeras". J'avais envie de lui laisser le mot de la fin.

PS : comme je ne voudrais surtout pas clore ce site sur une jérémiade, je vais enregistrer, dès que j'aurai de la voix, l'histoire que j'avais écrite pour meubler un peu mes ateliers papier.

Dernière mise à jour : ( 23-01-2010 )
 
06 janvier 2010
Je suis naïve Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
06-01-2010

Oh, ça ne date pas d'hier, non, je suis naïve, depuis que je suis gamine. Oui, depuis aussi loin que remonte ma mémoire, rien ne m’importe plus que de croire au bonheur possible, de me dire avec François Cheng que « le noir est toute couleur » et de poursuivre avec ce Matisse si cher à mon cœur qu’ « il y a des fleurs partout pour qui sait les voir ». Rien ne m’importe plus que de croire en l’altruisme, au partage, aux rêves, aux idéaux : des raisons pour arrêter d’y croire, j’en ai eu des tonnes, je ne suis pas là pour faire l’inventaire de mes misères. J’ai appris chemin faisant qu’on traine presque tous des casseroles plus ou moins grosses derrière soi. A chaque fois qu’on me brisait ou qu’on brisait un de mes rêves, je me suis dit : « si je ne suis pas là avec mes rêves, mes utopies, mes chimères, comment ces rêves, ces utopies, ces chimères pourront encore faire partie du réel ? ». Ben oui, penser à ces choses, ça les rend palpables d’une certaine manière.

Bien sur, y’aura toujours des gens pour critiquer l’insondable imaginaire, pour se gausser de l’optimisme ou de la naïveté, bien sur, ils réussiront parfois à faire vaciller ou douter et parfois même à briser des gens perclus de rêves. Mais, pourtant, sans ça, où irions-nous chercher l’espoir ? Dans un prix Nobel de la paix qui part en guerre « nécessaire » ? (Y ‘a toujours des justifications à tout, pour qui sait manier le verbe avec « élégance »). Dans un homme qui nous assène de charges, de taxes, qui nous divise en nous promettant que c’est pour notre bien à tous ? Dans un directeur de grande école qui prône l’égalité des chances (enfin surtout si on est né dans un milieu cossu, parce que les autres classes sociales, point trop ne faut de leurs représentants dans « l’élite ». A chacun sa définition de l’égalité des chances, hein ? ) ? Dans ce pauvre homme mis aux rebuts de la société et qui gèle de froid ?

Non, sérieux, rêver d’un monde meilleur, c’est déjà en prendre le chemin spirituel, ce n’est pas grand-chose, mais peut-être,  je dis bien peut-être que le reste peut suivre ? Qui sait ? Pas moi, ça c’est sur ! La seule chose que je sache avec certitude, c’est que toute ma vie, je rêverai à tout un tas d’idéaux et d’utopies, parce que je suis sûre d’une seule chose : quiconque y a cru un jour et cesse d’y croire tôt ou tard, ouvre une brèche vers le reste, à savoir toutes ces choses néfastes qui font déjà tellement partie du monde. Le monde manque cruellement de rêves.

Bien sur ce ne sont que des mots, mais j’ai appris dans mon jeune temps que les mots pouvaient briser une vie, vingt et trente fois et j’ai appris aussi, qu’une vie brisée vingt fois, trente fois peut se reconstruire : quand on me demande de parler de moi, je ne sais pas quoi dire, j’ai du mal à me présenter, à me dire, tout ce que je sais de moi, c’est qu’un pot brisé même bien recollé fuira toujours. Longtemps, très longtemps j’en ai souffert, jusqu’au jour ou j’ai compris et accepté que ne pas tout retenir dans son pot bien solide, c’était partager un peu, sans le faire exprès, c’est naturel en somme.

J’aime les fêlés, les ébréchés, les gens qui ont souffert tant et tant qu’ils fuient de tous les côtés, qui ne peuvent plus se cacher, qui sont bien vite « démasqués ». Ces gens là sont des gens vrais. J’aime les gens vrais car encore jamais jusqu’à aujourd’hui, je n’ai croisé quelqu’un d’entier (de pas brisé) qui laisse grandir en lui tant de rêves, d’espoirs et d’altruisme qu’à la fin, ça finisse par déborder de son pot. Non, je n’ai jamais vu ça, dans le malheur, ce sont les plus malheureux qui tendent la main et qui les tirent en dehors de l’ornière, mais je suis bien jeune encore et je ne demande qu’à être étonnée ! Oui, parmi toutes les utopies que je nourris, il y en a une plus grosse que les autres, celle de voir quelqu’un qui a tout reçu et qui n’est pas effrayé d’aller se frotter à la misère de peur qu’elle ne finisse par lui coller à la peau : rencontrer en vrai, quelqu’un qui sache que le malheur, c’est tout sauf contagieux et que c’est en aidant quelqu’un de tout son bonheur cumulé, qu’il pourra le réparer d’un coup d’un seul ou presque. Même si ce n’est pas nécessaire : plusieurs ébréchés qui se côtoient peuvent tout à fait se serrer les coudes et se reconstruire mutuellement, quand même, ça me réchaufferait le cœur de voir ça avant de mourir (je prendrai bien le temps de trépasser, je ne suis vraiment pas pressée !) et de lui en serrer cinq et peut-être même de le prendre dans mes bras : parce que fichtre, ça me ferait du bien à moi qu’un tel énergumène existe et ne venez pas me dire que les moutons à cinq pattes n'existent pas, je ne vous croirai pas :=)

 
17 décembre 2009
Je suis guérie Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
17-12-2009

J’ai choppé quelques odeurs qui passaient à portée de narines, j’ai nettoyé mon clavier noyé de bave et j’ai fait le ménage… enfin sur ma page d’accueil. Pour le reste de la maison, il fait trop froid, la poussière, ça réchauffe les meubles. Non, je ne me cherche pas de fausses excuses, c’est la vérité, il fait vraiment très froid dehors, tout est couvert de neige et puis j’ai mieux à faire (à cause de mon clavier noyé de bave) : chez Papistache , Walrus dans un commentaire m’a faite salivée en évoquant les vins du Jura : depuis, j’ai l’estomac et l’esprit tourné vers une poularde au vin jaune et aux morilles et je me dis que maintenant que mon nez est apte à capter les parfums, (avant, ça aurait été du gâchis) y’a plus qu’à… affronter le froid pour faire quelques emplettes ! De toutes façons, j'ai le cerveau congelé, oui en ce moment c'est le gel des idées et mes personnages sont trop frigorifiés pour avoir envie de bosser, alors, autant se faire plaisir, non ?

Dernière mise à jour : ( 17-12-2009 )
 
13 décembre 2009
Je suis malade Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
13-12-2009

Mais, non, pas « comme quand ma mère sortait le soir », ça c’était pas moi. Je ne peux pas être partout, non, je suis plutôt malade comme un lapin atteint de myxomatose : mes yeux sont rouges et gonflés. Ils pleurent tout seul, le gauche est plus triste que le droit. J’ai le nez aveugle, il ne reconnait plus aucune odeur qui passe et ma cervelle touche les parois de ma boite crânienne. Mon cerveau joue un peu le petit pois qui voulait se faire plus gros qu'une citrouille, comme dans la fameuse fable : le petit pois et la courge (oui, oui, la courge, c’était moi !).

C’est bête, car aujourd’hui, je devais faire le ménage en grand : oui, chaussée d’échasses, je devais nettoyer les plafonds, tel un chevalier traquant l’ennemi Poussière dans les moindres recoins ternis. Je devais aussi jouer les marins partant à l’abordage de la vaisselle sale, armée d’une simple éponge afin d’aider la vaisselle rutilante à aborder sur une île égouttoir paradisiaque. Enfin, je devais laver le sol en brayant à tue-tête et en dansant le mambo sur un air de polka. Mon ménage est patient, il attendra… Enfin, je crois.

Dernière mise à jour : ( 13-12-2009 )
 
10 novembre 2009
Déclaration (mais non, pas d'impôts) Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
10-11-2009

Quand on partage ses peines avec les gens qu'on aime, elles deviennent plus légères et quand on partage ses joies, miracle, elles grossissent et deviennent communicatives. Pendant des années, j'ai eu des amis qui voulaient surtout de moi quand j'étais enthousiaste et optimiste. J'ai perdu les "meilleurs", il y a un peu plus de quatre ans, parce que n'arrivant pas à m'insérer dans la société, je caressais des dragons noirs. Oui, ne pas avoir de boulot, ça a bien failli ruiner ma vie (et je ne parle pas de mon compte en banque !). A cette période, il ne m'est resté que Fred et un homme a qui j'ai envoyé un mail, comme une bouteille à la mer, je ne savais pas qu'il me répondrait et encore moins qu'on tisserait une solide amitié : aujourd'hui, ça fait quatre ans qu'on apprend à se connaitre, quatre ans c'est court, on n'a pas encore bien fait le tour (pis deux timides qui tissent des liens, c'est compliqué, mais très enrichissant). En plus, je crois bien qu'une soixantaine d'années ne suffisent pas à faire le tour de quelqu'un, l'amour et l'amitié à l'échelle d'une vie m'ont toujours paru trop courts. J'ai eu bien peur de le perdre parfois, beaucoup d'"amis" m'ont claqué la porte au nez, quand je leur ai demandé de l'aide ou quand je me suis mise à aller mal : ils n'avaient pas compris qu'en étant près de moi, ils allègeraient mes peines ou alors, ils n'avaient pas le temps et ils avaient plein d'autres amis alors, une de perdue... Lui,  il l'a compris et il est là, il est resté même si mes questions intérieures et mes peines le laissaient parfois perplexe. Aujourd'hui, il est devenu comme le frère que je n'ai jamais eu ; ça m'a toujours manqué d'avoir un frère. Des fois, un truc vous manque et vous ne savez pas ce que c'est : quand je l'ai su, le moule à mioches de ma maman était cassé. J'avais un vide, là au coin du coeur, un vide impossible à combler et puis la vie, parfois ,vous offre ce qu'il n'est même pas envisageable d'espérer et il a si bien rempli ce vide que le plein déborde. Aujourd'hui j'ai un frangin, qui n'est certes pas inscrit sur le livret de famille de mon papa et de ma maman, mais qu'est-ce que ça change ?

Voilà bientôt seize ans que je connais Fred et si l'on s'est bien apprivoisé, depuis tout ce temps, on se houspille et on se chamaille toujours comme au premier jour de notre rencontre : oui, lui et moi, on se cherche encore, on se taquine. On ne se prend jamais bien au sérieux. La première fois qu'il m'a vu, il s'est moqué de moi, ses yeux me disaient : "j'ai eu le coup de foudre" et ses mots me houspillaient (avec raison, je suis risible et j'aime à l'être. Bon parfois il dépasse bien un peu les bornes et me fait de la peine, mais il cherche à comprendre et panse mes plaies. Oui, je suis susceptible sur certains points avec lesquels je ne sais pas plaisanter. Ben voui, je suis n'importe qui et je ne sais pas rire de tout). Fred cachait sa timidité sous des feintes à deux francs et il assumait cet humour tout à fait foireux. J'avoue que ça me rendait admirative !

L'autre jour, une très bonne copine à moi, me demandait comment Fred avait réussi à me séduire. Je crois que justement, il n'a jamais essayé de le faire. Y'avait des tas de gars qui me couraient après (j'ai jamais bien compris pourquoi) et lui, se contentait d'être là et d'être lui. Et puis un jour, on se baladait dans le vieux Lille et je lui ai dit : je croquerais bien un radis. Il m'en a sorti un de sa poche ! M'avouant qu'il avait toujours des radis dans les poches : j'étais émerveillée, pensez donc ! Alors, en toute logique, je me suis mise à lui faire les poches, un type avec des poches potagères, sérieux ? Comment, je pouvais résister ? Le contact physique était pris, pour le reste, on sait qu'on s'est embrassé quelque part en juin pour la première fois, on a pas noté la date, on avait autre chose à faire ! Depuis on a eu des hauts et des bas, beaucoup de bas, d'ailleurs, mais on s'est toujours servi de béquille : je crois que nos petites misères nous ont soudés, la dernière et la pire fut le suicide d'un ami : il y a trois matins, mon petit homme en parlait encore la larme à l'oeil, triste parce que nous étions heureux comme des rois et que lui, n'était pas là pour partager ce bonheur avec nous. On a séché nos larmes mutuelles et on est allés de l'avant comme on a toujours fait...

Hier, je lui ai lu le début de mon prochain livre. C'était le baptême du feu, s'il n'avait pas été surpris, s'il n'avait pas souris, ri, larmoyé, mon manuscrit aurait fini dans la cheminée. Ouf, ça va, je peux poursuivre ! Je n'ai pas "travaillé" en vain.

Ma vie à l'air magique en ce moment, tant et si bien que je m'autorise à rêver et à espérer, l’avais-je jamais fait ? Je ne crois pas. Je me demandais si je pouvais partager mes deux si grands bonheurs avec vous et puis j'ai compris que si vous m'aimiez vraiment vous seriez heureux avec moi et que ça vous mettrait en joie.

Je regrette aujourd'hui, de ne pas vous avoir dit à quel point je reviens de loin, de si loin en somme que j'ai vu la mort de tout à côté. Oui, un jour je suis allée trouver la mort pour avoir une petite discussion de femme à femme avec elle : je lui ai rit au nez, je crois qu'elle a apprécié, mes idées noires se sont mises à s'envoler les unes après les autres. Faut se mettre à sa place, tout le monde en la voyant se met à avoir peur ou à chialer !

Si je ne vous ai pas parlé de mes gros et de mes petits malheurs, c'est que je croyais que vous m'aimeriez moins, que vous vous éloigneriez, mais je le regrette aujourd'hui. Certains, je le sais, auraient allégé mes peines et surtout vous auriez mieux apprécié et mon frère et mon homme qui m'ont soutenue, épaulée, portée, tout ce temps.

Si j'ai pris ma plume et que j’ai continué à la porter, c'est en grande partie grâce à eux, mais pas que, j’avoue, ce sont eux qui ont eu les deux plus grands rôles dans cette histoire-là, mais certains d’entre vous, on mit quelques pierres à l’édifice. D’aucunes m'ont réclamée (merci, ça fait toujours plaisir), alors, oui, je vais revenir. Bon, un peu moins souvent qu'avant. Mais, avant de reprendre du poil du blog, je voulais rendre à ces deux bons hommes les honneurs qu'ils méritent. L’individualisme, c’est pas mon truc, je crois en l’aMour, à l’aMitié et au partage. Je sais bien, de nos jours, c’est quasiment de l’hérésie, mais qui a dit que j’étais normale ? Je crois que le monde a besoin de doux dingues, c’est comme ça que j’y trouve ma place, en tous cas. Longtemps, je me suis demandée à quoi je servais. Aujourd’hui, je ne me pose plus de questions.

Prenez soin de vous, vous m’avez manqué et promis, je reviendrai bientôt avec une petite histoire... car, cette page intime est une exception, je suis pudique moi ! Alors, oui, je suis sortie de ma coquille mais ça ne sera jamais une habitude !

Dernière mise à jour : ( 10-11-2009 )
 
03 octobre 2009
Silence... Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
03-10-2009

 ...et page blanche. Je me retire pour écrire sur papier et pour développer mon activité d'artisan papetier : oui, le papier, c'est mon truc à moi et tout ce temps passé derrière mon écran m'a donné envie de palper la chaleur du bois et des végétaux métamorphosés en feuilles par la magie de l'eau...

Pourquoi je me retire ?

Eh, bien, soyons terre à terre : l'argent est aussi le nerf de la création et ma foi, j'ai réussi à grapiller de quoi faire vivre un projet. Oh, un tout petit que j'ai envie de choyer, de peaufiner au mieux de mes moyens et de mes capacités.  Il sera le premier d'une longue série ou le dernier. Alors, voui, je suis un poil stressée, mais enthousiaste !

Prenez bien soin de vous et donnez-moi de vos nouvelles à l'occasion, je reviendrai pour les vacances et non je n'ai pas changé d'adresse (fichtre, ça ressemble à une chanson à l'eau de navet dis donc ;-)). Tout ça pour vous écrire que vous pouvez me joindre à mes adresses mails, que vous pouvez adresser du courrier à mon poisson rouge (mais il ne vous répondra peut-être pas : il file le parfait amour avec son Alexouillette) ou encore vous adresser à mon sympatoche webmaster...

Bise, bise, bise, bise : oui, dans le Nord, c'est quatre et à un de ces quatre donc ! Prenez soin de vous, bien, tout plein !

 

Sandrine 

Dernière mise à jour : ( 03-10-2009 )
 
26 septembre 2009
Aujourd'hui, c'est samedi Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
26-09-2009

Ca c'est de l'info, hein ? Vous ne vous imaginiez pas trouver dans votre feuille de chou une information,si capitale, si primordiale, que "Aujourd'hui c'est samedi", avouez ?

Le bon monsieur Papistache m'a glissé dans le tuyau du net que, peut-être, sans doute, je pourrai relever le fameux défi du samedi. Moi, relever un défi, vous imaginez ? Eh ben, j'ai réussi ! Fichtre, j'en suis toute surprise et même, je peux bien vous l'avouer, étonnée. Du coup, ce matin, je me sens l'âme pleine de courage, prête à conquérir le monde, l'univers et le reste et même, oui même, l'évier de ma cuisine qui déborde de vaisselle, peut-être même qu'après je m'attaquerai au repassage. Je me sens l'âme d'un Don Quichotte des tâches ménagères. Dis donc. Ah, y'a pas à dire  : relever un défi, ça change la vie !

Vous pouvez aller lire ma petiote contribution en cliquant sur  ici, ou encore là-bas et même  sur autre part ou ailleurs ! Ah oui, le thème est : "Les objets ont-ils une âme ?"

Et pour ceux qui auraient la flemme, voici ma petite histoire :

Il y a une pierre dans mon jardin, posée au bord de la mare. On l’a mise là, il y a neuf ans, six mois, trois heures et vingt minutes. Depuis, elle fait partie du paysage. Lorsque j’observe mon petit poisson rouge qui s’ébat dans l’eau, c’est près d’elle que je me mets. Je l’ai toujours aimé ce caillou, je ne sais pas trop pourquoi : je suis du genre à tisser des liens affectifs avec les objets.  J'aime à me planter près d'elle pour observer mon petit poisson rouge tout en mouvement. Quand mon poisson chatouille le reflet du rocher dans l'eau, un petit bien être et comme un rire semblent sortir de la pierre.  Oui, quand on tisse des liens avec les choses, on devient parfois le jouet de sa propre imagination. Mais le plus souvent, je ressens comme une peine, un vague à l’âme, un je ne sais quoi de triste qui émane d’elle. Alors, un jour, j’ai murmuré tout bas : « ne dit-on pas ‘malheureux comme les pierres’ ».

-Et voilà, ça recommence.

Hein quoi, mais !?! Non, fichtre ! Etait-ce possible ?

-Et maintenant, vous allez embrayer sur le cœur de pierre. Je me trompe ?

-Oh, ben ça alors ! Ainsi, tu as vraiment une âme ?

- Ben oui et j’ai même un cœur, un cœur de choux à la crème d’amandes et de pistaches, mais mon petit cœur, il ne sert à pas grand chose, j’existe pour presque personne, il n’y a que le petit poisson qui vient me taquiner à l’occasion et puis…

Oh, avez-vous déjà entendu une pierre soupirer, c’est d’une tristesse à fendre les dolmens.

-Tu veux que je dépose près de toi, un autre rocher ?

-Oh, non, moi ce que je voudrais, c’est avoir un manteau de mousse qui me recouvre et me tienne chaud l’hiver. Un manteau pour moi et un matelas pour la fée qui vient parfois causer avec moi.

-Une fée ? Il y a une fée dans mon jardin ?

-Oh, oui, une toute mignonne, avec des ailes en chiffon et une robe en papier. Elle aime bien ma conversation, mais elle reste toujours un trop bref instant. Elle ne peut pas se poser sur mes arrêtes saillantes. Vous comprenez ? Ses petites ailes toutes molles ne la supportent pas bien longtemps et quand elle se pose à terre, je ne l’entends plus : j’ai les oreilles sur le dessus du caillou et sa voix est toute petite. J’attends, j’attends et ça fait bientôt dix ans que je me prive de mon plus grand bonheur : rouler. La nuit quand toutes les pierres du jardin se mettent à faire des pirouettes et des cavalcades, je reste stoïque et je ne bouge pas d’un quartz. Comme ça, un jour, j’amasserai la mousse et elle viendra se poser et converser sur moi…

La patience est une grande qualité presque toujours récompensée, mais des fois, les choses parviennent trop tard, l’avez-vous remarqué ? Alors, pour éviter que pareil drame n’arrive,  j’ai arpenté tous les coins de mon jardin pour récolter de quoi coudre une parure moussue et l’enfiler à ma petite pierre, en prenant bien soin de ne pas recouvrir les oreilles au dessus. La pierre a frissonné de joie.

Depuis ce temps là, la fée vient prendre sa rosée du matin et discuter avec son ami le rocher. On entend les murmures de leurs voix s’élever parfois jusqu’à la tombée de la nuit et quand elle part, la petite pierre chante pour accompagner son vol et rester avec elle, encore un instant…
 

Dernière mise à jour : ( 29-09-2009 )
 
22 septembre 2009
ben non, Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
22-09-2009
tout ce que je raconte n’est pas autobiographique. Il est facile très facile de se dire que les artistes sont tous narcissiques et égocentriques mais il en est tout de même qui ne parlent pas que d’eux même. Quand je raconte un bout d’histoire, souvent bien souvent, c’est pour habiller et farder la réalité trop crue, trop triste. Pour mettre une distance. Voilà des années que je porte une petite histoire en moi, une petite histoire que je me raconte pour me consoler de l’horreur humaine. Je ne l’ai jamais couchée sur le papier, car je sais déjà que certains lecteurs par un raccourci d’esprit, vont s’imaginer que j’ai connu l’inceste. Ben non, j’ai croisé un jour la route d’une gamine de seize ans enceinte de son « père » .
 
Mon petit Alexouille, c’est un genre d’hommage, j’ai croisé un homme comme ça, un qui avait des vides et des choses à surmonter et puis un jour la vie l’a désabusée et il a commis l’irréparable, l’irréversible : s’il avait eu une femme extraordinaire, une petite perle à couver et à choyer, je suis sûre qu’il aurait gardé espoir, il serait encore en vie. Il est plus là, c’est comme ça, faut se consoler, moi pour ça je me raconte des histoires. Ce qui a changé, c'est que depuis sa mort, je les couche sur le papier, je les partage et surtout, je me bats pour cultiver mon petit bonheur coûte que coûte. C’est « grâce » à lui que je couche les métaphores  en noir sur blanc, pour essayer de consoler le cœur des hommes, pis les faire rire aussi : si j’essaye d’être rigolote et de réinventer le malheur pour le changer en petit bonheur, c’est pour mettre une distance et cultiver les possibles et l’espoir…  Racontez moi un bon gros malheur ou même un petit, au bout d’un temps de maturation plus ou moins long, je vous en ferai un conte. Je pourrai raconter la vérité toute crue, mais je préfère essayer de la réinventer, la métamorphoser : j'aime les chrysalides et les papillons. Une chenille, un jour avec beaucoup de travail, va se mettre à voler... La nature me donne des leçons d'écriture et la vie des sujets et des raisons pour prendre ma plume. Le jour ou les hommes vivront d'amour, je raccrocherai mes mots au vestiaire. Eh oui !
 
Dernière mise à jour : ( 22-09-2009 )
 
15 septembre 2009
La guêpe a en partie changé ma vie, l’écriture a fait le reste… Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
15-09-2009

Le gros souci que j’avais avec l’écrit, c’est que le monde de l’édition est ce qu’il est et qu’on y avance caché et plus ou moins bien intentionné, il y a des règles a observer et des aberrations : je résiste à tout, sauf au mépris. J’ai dans ma boite mail, un courrier d’une personne que j’appréciais énormément, un mail contre lequel je me bats depuis des mois pour ne pas raccrocher ma plume au vestiaire. Je me bats pour continuer à ma sauce ce qui est un des plus grands bonheurs de ma vie : l’écriture. Oh, c’était pas gagné, j’avais presque renoncé, mais je m’y attelais, me motivant au mieux, un peu tous les jours et puis un jour, le téléphone a sonné chez moi, un centre social (merci Nazli) qui me dit qu’ils ont besoin d’un auteur pour un projet et ils ont pensé à moi. A moi ? Vous imaginez ? Oui ? Mais comment se fait-il que vous croyez autant en moi ? Ben moi, j’en reviens pas ! La chose qui m’intéressait le plus dans la publication d’un bouquin, c’était pas de voir mon nom en lettre d’or sur la couverture, non, c’est de pouvoir, un jour, montrer que n’importe qui peut se mettre à écrire. Peu importe qu’il ait grandi loin des milieux lettrés, loin de la grammaire correcte et l’orthographe impeccable, peu importe qu'on l'ait méprisé parce que le bon français ne faisait pas parti de son héritage culturel… S’exprimer, ça métamorphose la vie. Pourquoi tout le monde n’aurait pas le droit à cette métamorphose ? Hein, pourquoi ?
Après avoir rencontré la semaine dernière, le journaliste un poil farfelu, instigateur de ce projet et le directeur du centre (merci à eux aussi), tout à coup les trippes que j’avais à l’envers depuis des mois, ce sont remises à l’endroit, emmenant loin de moi, l’idée absurde de raccrocher ma plume après avoir mis un point final au roman sur lequel je bosse (oui, je voulais aller au bout de ce projet pour me prouver à moi toute seule que j'en étais capable), de revendre mes pinceaux et de ranger mes mots au placard. Alors, le neuf septembre, je suis rentrée sur un nuage et j’ai décidé de remettre le couvert avec appétit (y'a rien de pire que de manger sans faim à cause d'un poid sur l'estomac) et de ne pas sortir de table de si tôt. Désormais, ce sera entrée, plat, fromage et dessert ! Comme dis un certain poussin Pontien, c’est jamais trop quand c’est bon. Pis je suis gourmande et j'ai faim de mots et de papiers, de couleurs, de belles rencontres comme en apporte aussi les histoires.
Dernière mise à jour : ( 15-09-2009 )
 
29 juin 2009
Bon d'accord Suggérer par mail
Écrit par Chouravie   
29-06-2009

Je ne suis pas une blogueuse très assidue, je sais bien, je sais bien. C'est que j'avais pris des résolutions, bonnes ou mauvaises, je ne sais pas, des résolutions contre nature, ça c'est sur ! Avant d'avoir le cerveau congestionné par un gros rhume, j'avais entrepris d'écrire un livre tout propret, tout formaté. Consciencieusement enfermée dans mon atelier, je limais, rabotais tout ce qui semblait ne pas entrer dans le saint des saints de l'édition. J'ai tenu trente pages et puis, je me suis lâchée. Oh, trois fois rien à peine une petite parenthèse, et puis à la page quarante cinq, après avoir mis de ci de là des débordements, j'ai sombré dans le farfelu : deux options s'offraient à moi, virer le loufoque et m'ennuyer à l'écriture, pour faire un truc bien carré, sans poil qui dépasse, où reprendre depuis le début et me lâcher, au risque de présenter un roman mal épilé. Je vous laisse deviner l'option que j'ai choisie. Béni soit l'éditeur qui acceptera mon tapuscrit !

 
23 mai 2009
Psychologie comportementale Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
23-05-2009

Avant de me mettre à écrire, je faisais un bilan de compétences à l'ANPE, histoire de savoir dans quelle case de notre société je pourrai rentrer. Bon avec un peu de recul et en voyant mes cheveux, il ne faut pas longtemps pour s'apercevoir que y'a toujours une mèche rebelle qui dépasse. Une formatrice, pendant cette expérience pour le moins instructive, m'a dit :

 - On voit au premier coup d'oeil que vous êtes renfermée.

  - Pourquoi, je sens le moisi ?

 - Non, vous avez tout le temps les bras croisés. Vos bras forment une barrière fermée à la communication.

 - ?!?

 - On sent tout de suite que vous n’avez pas envie d'ouvrir le dialogue.

 - Hein ?

 - Oui, votre posture indique que vous n’êtes pas ouverte à la conversation.

Euh, y’a juste que je me sens beaucoup plus à l’aise en jupe que les fesses serrées dans un pantalon et j’ai presque toujours les mains glacées : alors, quand j’ai pas une tasse d’infusion ou de thé chaud à portée de mains, ben je les colle sous mes aisselles ? Pas les tasses, les mains…

Ben oui, y’a pas que le langage qui est source de malentendus, y’a les gestes aussi !

Euh, si je me colle des gants en plein été, psychocomportementalement parlant, je vais être jugée comment ?

Je me suis longtemps demandée pourquoi les gens analysent autant les autres et pourquoi y'en a qui vont jusqu'à faire des études pour ça. Peut-être pour ne surtout pas voir la poutre qui leur bouche la vue. D'un autre côté, c 'est sur que dire à quelqu'un qu'il est fermé à toute forme de dialogue, ça invite vachement à la conversation, vous ne trouvez pas ?

 
16 mai 2009
Salon Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
16-05-2009
 
Vendredi et samedi derniers, je tenais salon à Aulnoy-lez-Valenciennes. Me voici tout juste installée après ma mise en place :
 
Sandrine Brossel au salon FESTILIVRES Nord 2009

Ensuite ce fut un joli défilé : je me suis sentie comme un poisson dans l'eau, un oiseau au dessus des nuages, une coccinelle en train de traire les pucerons : bref, HEU-REU-SE et dans mon élément. J'en profite pour remercier toute l'organisation (Bigre, ils font un sacré boulot !), les mômes et leurs questions si intéréssantes, et aussi toutes les personnes qui sont venues se pencher sur mon travail,  et cueillir un joli brin de causette avec moi...

 

Dernière mise à jour : ( 22-05-2009 )
 
12 mai 2009
Détail de ma vie intime Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
12-05-2009

J'ai une pochette : une couverture de vieux livre, recouverte de papier indien. Un truc que j'ai bricolé pour consigner mes écrits en cours. Dessus, il y a une photo d'Einstein. Oui, oui, Albert. Là vous vous demandez pourquoi, je suis allée coller une photo du théoricien de la relativité sur l'écrin qui renferme mes brouillons... Ben parce que la photo est accompagnée d'une citation que je trouve plus qu'appropriée au travail d'écriture : "Je sais pourquoi tant de gens aiment couper du bois. C'est une activité où l'on voit tout de suite le résultat".

En attendant de dégoter un stage conteur, je bricole les mots, histoire de ne pas rester sans rien faire... Je devrais peut-être dégoter un stage pour apprendre la paresse...

Dernière mise à jour : ( 08-02-2010 )
 
05 mai 2009
Tu fais quoi ? Je me sens libre Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
05-05-2009

Je suis en train de découper les planches originales d'une histoire que j'aime particulièrement pour la mettre sous pochettes plastiques et faire une reliure cousue main afin d'aller la lire à qui voudra l'entendre... Cette histoire-là , je l'ai écrite d'une traite en juillet 2007 et j'ai mis dix huit mois à réussir à la dessiner, l'abandonnant à plusieurs reprises : j'avais pas envie de la finir, mais elle, visiblement, elle voulait l'être ! Alors, en ce moment, je fabrique un livre jeunesse unique qui sera directement lu par la fabriqueuse d'histoires et d'images à son public, en vrai de vrai. Ouais parce que y'en a marre d'être enfermée dans mon atelier, dans la solitude créative. C'est que, depuis le 9 avril, je découvre à quel point j'aime rencontrer mon public ! Il est rudement sympa mon public !

J'ai un rêve secret, un rêve que je n'osais même pas penser pouvoir réaliser, alors je meublais le temps qui passe en inventant des histoires et des personnages dans mon atelier, en essayant de me persuader, tant bien que mal, que je voulais être publiée. Tous les matins au réveil, je me martelais le crâne à grand coup de phrases : je veux que mes histoires deviennent des produits de consommation comme les autres... Ben, oui, mais non. C'est pas ce que je veux. Faut que j'arrête de me mettre des oeillères ! Y'aura peut-être peut-être de l'auto-édition artisanale dans l'air parce qu'on m'en demande, je sais pas...

Il y a quelque temps, un ami m'a soufflé dans le creux de l'oreille que ma citrouillus cendrillonus ferait un décor scénique merveilleux. Il y a un truc qui s'est réveillé tout au fond de moi, l'idée à fait son chemin... Et ce matin au réveil, tous mes rêves de petites filles sont revenus d'un coup d'un seul. A une période vraiment idéale : c'est la première fois de ma vie que je crois en moi ! Ce matin, je regardais mon reflet dans le miroir et je n'ai plus vu cette femme farouche, timide et réservée qui a ouvert cette feuille de choux, il y a dix huit mois, en se présentant comme un éléphant vert debout sur un minuscule tabouret. Un éléphant ça ne sait pas sauter, le saviez-vous ? Alors, le seul moyen de descendre de là, c'était la métamorphose ! C'est vachement long de se métamorphoser d'éléphant vert debout sur un minuscule tabouret en être tout libre de ses mouvements ! J'ai pris conscience gràce à certains d'entre vous, que je remercie du plus profond de mon coeur, que je n'étais pas tout à fait la bonne à rien que je croyais être... Merci, un vrai grand merci à tous ceux qui m'ont aidé à sortir de ma chrysalyde !

Je voudrais dire un merci un peu particulier à Papistache pour qui j'ai écrit la première histoire (Philibert) qui m'a fait prendre conscience que j'étais plus une conteuse qu'une écrivaillonne. Ben oui, une tache est autobiographique (d'ailleurs, j'avais mis deux point après mon nom dans la maquette !). Le moment est venu pour la tache que je suis d'apprendre à raconter ses histoires de vive voix. En voilà un projet palpitant !

Mais oui, je laisse l'enveloppe de ma chrysallide dautenbiesque sur le net. Je vais aussi mettre  à l'occasion la fin de la première aventure de voyages en Palimpseste et autres contrées imaginaires et oui, oui, oui, je vous tiens au courant de l'avancée de mes nouveaux projets ! Je vous embrasse ! Et si on me prête une caméra, je lirai mon album unique à tous ceux que je n'aurai pas la chance de rencontrer pour de vrai... (Ben oui, ma mignotille, je vais le mettre dans ma valise, pour te le montrer).

 

Un éléphant sur un tabouret

 

Dernière mise à jour : ( 05-05-2009 )
 
02 mai 2009
Carte postale Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
02-05-2009

Hier, j'ai réalisé mon rêve le plus fou de l'année, à savoir enfiler ma robe rouge et marcher pieds nus dans l'herbe. Ben oui, j'habite le Nord et hier, c'était l'été : ciel bleu, température extérieure 23 degrés. Aujourd'hui, c'est l'automne, j'astique mon nid à poussières et je rassemble mon troupeau de moutons pour le conduire à l'aspiro, leur bergerie...

Dernière mise à jour : ( 02-05-2009 )
 
30 avril 2009
Vacances Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
30-04-2009

  "C'est sympa de distribuer des maquettes gratuites avant la sortie du vrai livre...

 -Euh, non, non, c'est le vrai livre."

Bon bien sûr, j'étais largement préparée à ce genre de discours et c'est pour ça que j'avais essayé de négocier un autre format, une autre couverture avec mon éditeur... Mais aujourd'hui, avec du recul, je suis ravie qu'il ait dit non : lorsque les lecteurs ont fait l'effort de se plonger dans l'histoire, en allant au delà des apparences de l'objet livre pour se pencher sur mon travail, il arrive souvent qu'en fermant le livre, ils aient oublié la couverture, l'auteur, l'éditeur, pour ne se souvenir que de la tache ! Il me semble que c'est la plus belle récompense pour un auteur : créer un personnage qui gambade dans l'imaginaire de lecteurs qui regardent au delà de l'enveloppe, au delà des apparences dans un pays comme le notre où la culture de l'objet est si présent...

Je prends rarement des vacances mais là, c'est décidé, je lève le pied. Mais avant de m'éclipser, je remercie chaleureusement les personnes qui sont venues à ma rencontre pour jeter un cil sur ma tache et cueillir un brin de causette avec moi. Merci à Culture môme de m'avoir accueillie à deux reprises, merci à Antoine, Théo, Katie, Doriane, Michel, Anita, Catherine, Samantha, Marise, Marie-Agnès, Léa, Louis, Thaïs, Calypso, Maïta, Isabelle, Valérie, François,  Nathalie, Nathalie, Sarah, Sami, Alyah, Philippe, Tiphaine, Marie Agnès, Nathan, Antoine, Vincent, Garance, Mathys, Pauline, Maryvonne, Marie-Hélène, la bibliothèque de Valenciennes, L'Observateur Valenciennois, Val'métropole et tous ceux que j'oublie (j'ai pas la mémoire des noms). Je remercie aussi tous ceux qui ont acheté anonymement mon livre : c'est qu'il me semble qu'il faut une certaine forme de courage pour acheter un livre d'une presqu'inconnue dans un format particulier, un livre auquel les autorités consuméristes compétentes n'auraient pas accordé la moindre chance : ben oui, je ne connais personne  dans les milieux influents et fermés du formatage culturel à outrance et vous savez quoi ? J'en suis plus que ravie ! C'est que les lecteurs d'une tache sont drôlement sympathiques !

 

Dédicace de Sandrine Brossel, auteur illustrateur jeunesse, chez Culture Mome pour son premier livre "Une Tache", avec Théo

 

Dernière mise à jour : ( 01-05-2009 )
 
19 mars 2009
Un imprévu prévu... Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
19-03-2009

Oui, en Dautenbon, rien ne se passe tout à fait comme ailleurs. C’est qu’on y aime les surprises, et de préférence les bonnes !

Alors, déjà qu’une tache soit publiée en ayant le droit de faire des pâtés en toute impunité, ce n’est pas banal. Franchement,  vous en connaissez beaucoup vous des éditeurs qui acceptent de publier un livre tout taché ? Et des auteurs qui veulent faire d’une tache un héros ? Non parce que si vous en connaissez, je vous file mes coordonnées, si vous ne les avez pas déjà, parce que j’ai un peu hâte de les rencontrer !

Mais alors qu’une tache se fasse encadrer et qu’on veuille l’exposer, ça c’est fort, non ?

Aussi incroyable que ça puisse paraître, quelques planches choisies et encadrées avec soin (enfin je trouve) vont aller se faire voir (et elles en sont toutes contentes d’ailleurs) à l’Université de Valenciennes à l’occasion du traditionnel jeudi des imprévus, prévu cette année le neuf avril. Ben oui, il est des imprévus qu’on prévoit de longue date !

Les cadres pour l'exposition

Je vais  exposer une partie de mes illustrations. Y’aura pas que des taches, mais les taches seront au beau milieu ! En place d’honneur en somme. Il me semble qu’il serait peut-être  temps qu’on réhabilite les vraies taches, pâtés et autres traces dans le quotidien. Franchement, vous en avez pas marre vous des lessives qui lavent tout tellement propre qu'elles finissent par déterger les rivières, de tout ce bling-bling clinquant, du pas une ride et faut que ça brille en prime , de tout ce glamour fastueux ?  Non ? Ah bon ? Ben moi, oui !

Sur ce, je vous laisse, c’est pas que je m’ennuie en votre si agréable compagnie,  mais j’ai une expo à préparer et des surprises à concocter… Ne vous inquiétez donc pas comme ça, promis, vous aurez bientôt de mes nouvelles !
 
Et tous les dautenbiens (lecteurs de ce journal) sont plus que les bienvenus le neuf...
 
Dernière mise à jour : ( 24-03-2009 )
 
29 janvier 2009
Je culpabilise, je culpabilise… mais je vais me mettre au tricot Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
29-01-2009

Quelque part en ce bas monde, il y a une pauvre bestiole complètement glabre. Vous imaginez, avec les températures du moment, plus de poils pour se tenir chaud ? Quel supplice… Et si la pauvre n’a plus un poil sur le caillou, ni même ailleurs d’ailleurs, et bien c’est de ma faute !

Bon,  maintenant qu’il y a prescription, je peux bien le dire, j’ai passé l’année 2008 en dents de scie à me prendre la tête avec des questions sans réponses. (Comment on sait que les questions sont sans réponses ? C’est simple : on prend son tas de réponses, on les colle les unes après les autres derrière la question qu’on se pose et on voit s’il en sort une espèce de logique. Si oui, c’est une question à réponse, sinon, c’est une question sans réponse. Par exemple, à  la question : « Comment vais-je gagner ma vie ? », la réponse : « L’eau bout à cent degrés, alors attention de ne surtout pas plonger sa main dedans » n’est pas vraiment logique, Question sans réponse donc. Enfin si vous y voyez une quelconque logique, veillez à m’en faire part parce que là, je demande à savoir…)

Bref, j’ai essayé de me convaincre par tous les moyens possibles et imaginables (et si y’a bien un truc dont je ne manque pas, c’est d’imagination) que je n’étais pas faite pour le travail artistique et que je ferais mieux de me trouver un boulot normal (à savoir un truc où on prend pas particulier son pied, contre lequel on peste dès le dimanche soir et qui n’est pas forcément bien payé), mais faut que je me rende à l’évidence, si je suis sur terre pour faire un truc, c’est pour inventer des carabistouilles et pour essayer de raconter par le menu ce qui se passe dans ma caboche (bigre, si vous saviez ce qui se trame entre mes deux oreilles, je suis pas prête d’être au chômage technique !). Ben, je ne sais pas si vous savez, mais essayer tout un tas de réponses farfelues à des questions sans intérêt, c’est épuisant. Alors moi, ben j’étais au bout du rouleau et v’là qu’on me dit en voyant mes yeux comme des boudaines d’ours : « Faut que tu reprennes du poil de la bête ! » Ayant, à ce moment là, la capacité de réflexion d’une amibe lobotomisée, je me suis dit : « OK, je saute sur la première bête qui passe et j’en fais mon affaire ». Du coup, forcément, ce qui devait arriver arriva : à force de brouter le poil de la bête, j’ai fini par retrouver toute ma vigueur créative et la bête a progressivement attrapé la chair de poule. Le soucis, c'est que maintenant, j’ai aussi retrouvé toute ma capacité réflexive, et donc, je culpabilise. Ben oui : y’a là une pauvre bestiole qui s’engèle et c’est de ma faute. Franchement, j'ai beau réfléchir, je ne vois qu’un moyen pour résoudre cette situation insupportable : me mettre au tricot. Histoire de confectionner un vêtement bien chaud à la pauvre bête qui se les pèle. Mais commençons par le commencement : trouver un mouton pour le tondre. Oui, mais non, le pauvre, il va attraper froid… Ben, non, je suis bête, j’aurais qu’à épiler une chèvre angora pour tricoter un pull au mouton. Ensuite, je confectionnerai une pelisse à la chèvre avec du poil de chameau et comme ça jusqu’au printemps… Là, ma foi, le dernier tondu du bestiaire, ne risquera plus de prendre froid.

Par contre, un dernier problème subsiste : je me demande ce que je vais bien pouvoir faire de mon nouveau système pileux au printemps. Franchement, c’est pas pour me vanter, mais ma pilosité ferait pâlir d’envie la portugaise la mieux achalandée. Si, si, je vous assure, d’ailleurs, même mon mari en est jaloux. Ben oui, sa virilité en a pris un coup : à côté de moi, on a l’impression qu’il vient de sortir d’un institut de beauté pour une épilation intégrale… Franchement vous trouvez ça viril, vous, un type qui s’épile à la cire ?

Dernière mise à jour : ( 08-02-2010 )
 
13 janvier 2009
Un p'tit billet en attendant la germination... Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
13-01-2009

J’ai enfin réussi à prendre la saine (enfin, je trouve) habitude de fuir les personnes médisantes comme si elles avaient la peste. Bigre, la médisance est une maladie plus contagieuse que le cholera. Un jour, vous êtes là, entre « amis » et puis le sujet glisse sur une personne forcément absente et tout le monde y va de sa petite phrase assassine. Souvent je restais muette, mais des fois, je ne savais pas ce qu’il me prenait, un peu aigrie par la vie pas toujours tendre sans doute (faut bien que je me trouve de fausses excuses), y'a eu une fois ou deux où une personne m'avait blessée et c'est même moi qui  jettais la première pierre (fallait bien que je me décharge un peu, non ?) Bref, j'étais sujette à une sorte de pulsion incontrôlable et je prononçais des mots fâcheux, l’envie de faire partie du groupe, sans doute (parait que c'est normal et que ça s'appelle l'instinct grégaire)... Oh ! si vous m’aviez vue après, j’étais pas fière. Rongée par la culpabilité qui m'habite depuis toujours, je me choppais un de ces mal de mer, que ma foi j’avais bien mérité ! Il me fallait des fois des semaines pour m'en remettre. Qui suis-je, moi, pour juger ? C’est vrai quoi : je ne suis qu’un homme de sexe féminin avec ses failles et ses défauts (je vous parlerai de ça plus tard, mais je vous préviens : la liste est longue et vous risquez de vous ennuyer). En plus, j’ai remarqué à la longue que lorsqu’on reprochait quelque chose à quelqu’un, c’est souvent parce qu’on n'acceptait pas quelque chose dans sa propre vie…  Maintenant, quand j'ai une mauvaise pensée à propos de quelqu'un, je commence par lui demander pardon dans ma tête et ensuite j'interroge mon intériorité profonde (oui bon, d'accord, elle n'est peut-être pas si profonde que ça) : "mais qu'est-ce qu'il ya donc ce qui cloche chez toi" et je me soigne, enfin j'essaye, j'y arrive pas toujours, tout de suite dans la demi heure. Des fois, faut que je livre un sacré combat ! Une chose est sûre : se remettre en cause, c'est efficace, salutaire et ça aide à avancer.

L’autre jour, j’ai subi une conversation similaire, une femme me parlait de ses « amies » et de sa famille : t’as vu untel et tel autre et celle-là encore, je me suis mordue la langue un bon bout de temps et puis n’y tenant plus, je me suis levée et je suis partie en disant : «  Je me demande ce que tu dois dire de moi quand je ne suis pas là ». Ben oui, je ne suis pas dupe, pis la vie est courte et j’avais autre chose à faire : c’est vrai quoi, on peut mélanger de la boue pendant mille ans dans un chaudron, elle ne se transformera jamais en or !

Dernière mise à jour : ( 22-08-2010 )
 
11 décembre 2008
Ca y est ! Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
11-12-2008

Je suis en vente chez Monsieur Filaplomb depuis hier soir, et je suis même en promo jusqu'au 15 décembre, profitez en ! Cliquez sur la couverture pour vous rendre chez mon sympathique éditeur et en lire plus...

Une tache, de Sandrine Brossel, chez Filaplömb

Et n'hésitez pas à consulter le reste du catalogue de Filaplömb....

Dernière mise à jour : ( 14-11-2009 )
 
02 décembre 2008
Je suis si heureuse que j’en suis toute contente ! Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
02-12-2008

Monsieur Filaplömb, la crème des éditeurs de bonnes nouvelles, après avoir fêté le premier anniversaire de sa chaleureuse maison d'édition en novembre, inaugure en décembre le fil graphique, une toute nouvelle série.  Et je vous livre en avant première la couverture  du tout premier volume qui s'intitule : Une tacheprochainement disponible à la vente.

Une tache, de Sandrine Brossel, chez Filaplömb

Vous avez vu le nom de l’auteur ? Eh ! oui, c’est moi ! Je dois vous avouer que ma petite tache est toute heureuse de s’épanouir, imprimée en encre sans solvant sur papier recyclé… Et moi, j’en parle même pas. Le jour où j’ai signé mon premier contrat (ça compte, ça, dans une vie, hein ?), je faisais des bonds et des rebonds à rendre jalou un kangourou pis j’avais un sourire extra large tout ému… Ben oui, je suis du genre émotive !

Ajout du 10/12/2008 par Fred Brossel :

Ca y est, Monsieur Filaplömb vient d'inaugurer son fil graphique avec un très bel article sur la tache de Sandrine... Champagne ;-)

Ajout du 10/12/2008 (un peu plus tard) par Fred Brossel :

L'histoire graphique Une tache est désormais au catalogue de Filaplömb.

Dernière mise à jour : ( 14-11-2009 )
 
22 novembre 2008
Tu fais quoi dans la vie ? Suggérer par mail
Écrit par Chouravie   
22-11-2008

 -Je cherche la sérénité. C’est tout. Oui, c’est Tout, strictement TOUT. La sérénité, c’est comme avoir une petite loupiotte au fond de soi toujours allumée. Une loupiotte qui ne l’a met jamais en veilleuse ! Un mignon lumignon enfermé dans une cabane qui est un havre de paix. Un endroit où l’on peut se rasséréner en toutes circonstances. Des fois, un flottement, que j’imaginais être un génie (oui, je ne suis qu'une rêveuse, que voulez-vous) tout droit sorti d’une lampe m’emmenait dans ce lieu, l’espace d’un instant, d’une journée ou de quelques semaines, puis me ramenait tout à coup à la surface en prenant bien soin de bander mes yeux… La cabane avait disparue et la loupiotte s’était éteinte. Elle se rallumait parfois subepticement comme pour me narguer :

 -Tu as vu comme tu serais bien si tu étais sereine, hein ?

 -Mais comment on fait, hein, comment on fait ?

 -Cherches au fond de toi et tu trouveras.

 -Tu parles d’une réponse toi alors !

Déjà, fallait que j’admette que j’avais au fond de moi toutes  les réponses, à toutes les questions que je me posais. C’était pas gagné, dis donc !! Oui parce qu'au fond de moi y'a vait un sacré sac de noeuds et c'est pour pas écrire un sacré bordel ! Y'avait même des réponses à des questions que je ne me posais pas ! J'aurais pu m'installer marchande de réponses ! J’ai discuté de mes doutes avec deux de mes proches (dont un qui est très loin, merci internet !). D’ailleurs, merci à eux d’avoir écouté le flot de mes incohérences ! Oui, quand on se cherche, on trouve des trucs qui semblent antinomiques et qui pourtant font parti de nous… Punaise, je ne sais pas pour vous, mais moi je suis un vrai nid à paradoxes ! J’ai fouillé inlassablement partout à l’intérieur de moi toutes les raisons de ce mal être qui m’empêcher de trouver le chemin vers ma cabane et d’allumer la lumière. J’ai affronté mes peurs, traqué mes doutes, des troupeaux complets qui me broutaient l’intérieur. Je me suis posée et j’ai laissé libre cours à toutes mes envies, enfin je veux dire par là que je les ai toutes inscrites sur le papier comme pour leurs donner vie. Puis je les ai prises à bras le corps, histoire de savoir ce qu’elles avaient dans le ventre, d’où elles venaient et si elles avaient une raison noble. Oui, des fois, l’être humain est ainsi fait qu’il veut avoir (sans en être forcément conscient) un pétrolier géant pour polluer plus que son voisin qui s’est acheté un 4X4 ! Ce qui n’est pas vraiment une raison noble…

J’ai ensuite mis mes défauts sur le grill (y'en a qui sont pas encore cuits à point, mais je ne désespère pas) et je me suis remise en cause en long, en large et en travers. Bigre, c’est épuisant de se regarder le nombril sans complaisance ! J’ai fini par m’enquiller dans mes idées créatives et mes futurs projets (dont je vous parlerai plus tard… Non, n’insistez pas, je dirai rien. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas fini, loin de là ! Un vrai chantier et je ne sais pas parler d’un chantier de façon claire, alors, je me tais ! Et puis, vous aimez les surprises… Mais si, mais, si, vous aimez les surprises ! ). 

C’est en échafaudant mes nouveaux projets que tout à coup, j’ai trouvé le chemin vers ma petite baraque cahotante. Elle ne paye vraiment pas de mine, c’est tout juste si elle a l’air d’abriter du vent et de la pluie… Pourtant, c’est le plus doux des cocons… Après avoir poussé la porte qui grince, mais qui grince, (faudra que je pense à en huiler les gonds), j’ai retrouvé cette lumière douce et bienveillante que je chérissais tant.

En ce moment, je refais surface, tout doucement, comme si je me réveillais d’un long sommeil et vous me direz :

 -Mais pourquoi t’es remonté et banane ?

 -Ben parce que ma vie est dehors. Vous ne vous imaginiez tout de même pas que j’allais devenir nonette ou moinette, tout de même !

 Et là, pris de panique vous allez demander :

 -Mais comment tu vas y retourner ?

 -Mais vous êtes bileux, dis donc. Ne vous inquiétez pas pour allez jusque là-bas, j’avais emmené le petit poucet pour avoir du courage et aussi ma peur des araignées. Pour l’araignée, vous ne voyez pas le rapport ? Et si je vous disais que l’araignée s’appelait Ariane, seriez-vous plus éclairé ? J’ai désormais un chemin semé de cailloux blanc et d’un joli fil de dentelle arachnéenne qui conduisent jusqu’à ma petite cabane qui ne paye pas de mine (histoire de me rappeler, oh combien il est dangereux de se fier aux apparences) et dans laquelle brille une douce et bienveillante loupiotte…

 -Ben pourquoi, t’as emmené le petit Poucet ?

 -A cause de l’autruche de Prévert qui faisait route avec nous. Ben oui, ça mange les cailloux, les autruches… J’ai beau être loufoque, j’en ai pas moins le sens pratique ! Je souhaite à tout le monde de trouver pareille lumière parce que punaise, ça réchauffe le cœur, les entrailles et l’âme, ça ouvre une porte vers un champ de possibles et si on tombe sur un impossible ? Eh, bien, on va se réchauffer la couenne et l’âme auprès de sa douce loupiotte avant de reprendre la route !!

 -Mais t’as l’intention d’allez où ?

 -Là où mes pas me mèneront... Mais je ne suis pas encore partie : un voyage même métaphorique, ça se prépare avec soin ! Et puis qui sait où j'arriverai avec certitudes ?

 

Dernière mise à jour : ( 10-12-2008 )
 
16 octobre 2008
Confidences, les raisonnements manquent parfois de logique Suggérer par mail
Écrit par Chounavré   
16-10-2008

On m’a ressorti le trip "j’ai pas réussi ma vie, bonne à rien, tout ça". Il faut entendre par là que je suis une femme de trente trois ans qui n’a jamais réussi à trouver un boulot stable rémunéré en espèces sonnantes trébuchantes (j’ai pas besoin de se genre de monnaie pour me casser la gueule, merci) et que, sacrilège ultime,  je n’ai même pas d’enfants. Le travail et/ou les enfants sont donc des symboles de réussite sociale, je trouve ça vachement intéressant comme point de vue, très révélateur et symptomatique de notre société en fait, mais ce n’est pas le sujet, le sujet c’est la logique…  J’adore les gosses, c’est pas la question, je trouve ça formidable de spontanéité, un gosse. Les adultes calculent parfois tant la conséquence de leurs actes qu’ils en oublient d’agir. Bref, j’aime donc beaucoup les mioches et  ils me le rendent plutôt bien d’ailleurs, j’aurais suffisamment de trop plein d’amour pour en avoir douze (si je n’étais pas déjà si proche de la ménopause, bien sûr) et j’en ai pas. Bon, ce n’est pas parce qu’on adore cuisiner qu’on doit forcément devenir chef d’un restaurant gastronomique...

Et y’a des jours, je vous assure, j’ai l’impression de commettre deux crimes, celui de ne pas travailler au sens ou l’entend la société (et c’est pas faute d’avoir essayé) et celui de ne pas être mère. Mais faudrait avoir un tout petit peu de logique, si je suis une bonne à rien, il est peut-être plus sage que je ne me reproduise pas, non ? Parce que j’imagine qu’à analyser ma vie ainsi,  le raisonnement syllogique n'est pas loin : je suis une bonne à rien, les enfants des bons à rien sont des bons à rien, donc mes enfants seront des bons à rien ! Vous savez, y'a un truc qui me dépasse chez moi, c’est que j’aime les gens, je leur trouve toujours toutes sortes d’excuses, tellement je les aime.

Alors, si je n’ai pas d'enfants, c'est que je ne me suis jamais sentie suffisamment épanouie dans la vie pour leur donner le maximum de bonheur sans rien retirer à des petits chiards. Les enfants ont tout sauf ce qu'on leur enlève et j'aurais eu beaucoup à leur retirer jusqu'à maintenant... Ensuite, si j'ai pas réussi ma vie, c’est d’abord parce que la vie est faite de rencontres et de possibilités, j’ai fait de belles rencontres, pas de celles qui donnaient un salaire. Est-ce un échec ? Je ne pense pas. J’en ai fait de moins belles, de celles qui vous écrabouilleraient pour vous piquer le semblant de réussite que vous étiez en train d’obtenir : je ne fais pas partie de ceux qui pensent que la fin justifie les moyens, alors si on veut ma place, je me retire. Voilà pourquoi je n’ai jamais réussi ma vie. Est-ce un échec ? Je ne pense pas… Un jour je rencontrerai des personnes qui avanceront de concert avec moi sur un projet et ce jour-là, que je gagne ou non ma vie, que j'ai eu ou non un troupeau de mioches, j'aurai réussi ma vie.

Dernière mise à jour : ( 16-10-2008 )
 
05 octobre 2008
Il est là Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
05-10-2008

Oui , tout juste après les carnets de route d'Heura et les chapitres un, deux et trois : c'est fou non ?

Lire 'Les voyages en Palimpseste et autres contrées imaginaires'

Et ce chapitre là, je l'aime beaucoup. Alors si vous voulez faire connaissance avec Lacune et le professeur Nimbé, allez-y...

Dernière mise à jour : ( 22-08-2010 )
 
17 septembre 2008
NB : deux fois désolée, un peu pour l’interro et surtout pour Tilu… Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
17-09-2008

Comment ça, ça ne se fait pas de commencer par un NB ? Bien sûr que si puisque je viens de le faire ! Où j’en étais ? Ah ! oui, alors pardon à toi, lecteur abonné à la lettre du Dautenbon qui depuis la rentrée erre comme une âme en peine sur les pages du journal à l’affut de l’examen promis et tant attendu (ben on peut rêver, non ? ça coûte rien d’abord, pis ça me nourrit ). Non, ne pars pas, toi lecteur qui n’est pas abonné et qui ne comprend rien à ce que je raconte (comment ça, comme d’hab’ !) je viens au secours de ton entendement (rien que ça) et je te livre un extrait de cette lettre envoyée à un rythme aléatoire et incertain pour qu’enfin tu comprennes (je suis gentille hein ? Comment ? Mouais bof !)

 Il y aura une interrogation écrite à la rentrée... avec un 'p'tit' cadeau pour la première personne à me rendre sa copie dûment et correctement remplie...
 J'accepterai les mots d'excuses comme bulletin participatif pourvu qu'ils soient loufoques et illustrés ! Alors, à vos crayons, pinceaux, fourchettes, tubes de colle et réveillez vos méninges...
 Sandrine
 PS : Je n'accepte pas les dessous de table en formica, en PVC, frêne, boulot, et encore moins ceux avec chewing-gum collés. Pour les pots de vin, on peut toujours trinquer autour d'un verre à l'occasion, mais je ne garantis pas que cela puisse avoir une quelconque incidence sur les résultats du concours de la rentrée !

Oui, pardon parce que la date de l’interro écrite est reportée au 9 novembre 2008… Elle portera sur les articles depuis aujourd’hui jusqu’à ce jour… Meuh non, pas ce jour-ci, ce jour-là !

Et alors ma Tilu, je suis désolée, vraiment désolée, mais j’ai pas trouvé de boite à rêves pour toi… Plutôt que de me confondre en excuses, laisse-moi te raconter toute l’histoire : j’ai poussé la porte du marchand de rêves. J’arborais un sourire et un bonjour jovial et sympathique (enfin, je crois) et j’avais pris bien soin de porter des talons hauts (oui, parce que mon pouvoir de persuasion, même pour acheter un truc, est proportionnel à la taille de mes talons…) et voici donc, ce qu'il s'est passé dans la boutique :

 - Bonjour monsieur le marchand, je voudrais une boite à rêves…

 - Quel format, quel modèle ?

 - Il me faut du hors norme, quelque chose d’énorme, c’est pour ranger les rêves de ma copine Tilu…

 - Hors de ma vue, j’ai rien à vous vendre, allez vous faire pendre !

 - Hein, quoi, comment et pourquoi donc ? Vous ferez-je l’effet d’un furoncle ?

 - Dans tout mon inventaire, de la cave au vestiaire, vous ne trouverez pas de boite pour elle…

 - Sont-elles trop rikiki ? Sont-elles dépourvues d’ailes ?

 - Je ne vends que des boites à enfermer les rêves de dictateurs despotiques, les hommes politiques tyranniques, les susceptibles qui tiquent. Je ne vends que des boites bien cadenassées qui empêchent les mauvais rêves de se carapater… Une seule boite dans ce monde sert aux jolis rêves de se réaliser. Elle est déjà vendue et je n’en ai plus…Vous devriez le savoir, retournez à vos histoires et n’y revenez plus, pas de boite pour Tilu : ses rêves sont fait pour papillonner à la surface de la terre, au fin fond de l’univers, dans le cœur des gens en attendant qu’advienne le règne des contes de fées…

 - Si longtemps ?

 - Oui, si longtemps, mais je ne m’en fais pas, les rêves de Tilu ont de l’endurance et si parfois elle baisse un peu la cadence, ce n’est que pour mieux rêver toute éveillée, délicatement posée sur le quai d'une gare, le coeur plein d'espoir... Disséminer ses pensées à des kilomètres à la ronde, apaiser un peu les blessures du monde…

Dernière mise à jour : ( 17-09-2008 )
 
13 septembre 2008
Chômage technique Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
13-09-2008

Quand on sait dessiner un nu, on sait parait-il tout dessiner… Pour croquer avec précision, Léonard de Vinci disséquait des cadavres… Bon, comme je ne suis pas du genre à éplucher des macchabées, même si j’ai bien envie de savoir dessiner un jour, je dissèque à mes heures perdues, qui ne sont pas très nombreuses, un bouquin d’anatomie qui me présente les ossements, les muscles et enfin, cerise sur le gâteau, la peau qui recouvre le tout.

De temps en temps, je dessine donc un bout d’homme. Je me demande si un jour je vais coudre tout ça et me créer un style graphique à la Frankenstein…

buste crayonné

Bref, je croque donc au conté Gilbert (mon crayon de bois préféré, celui des éclairs créatifs, des premiers jets d’histoire et des croquis spontanés…) des morceaux de gars et de femmes aussi bien sûr, mais ce n’est pas le sujet…

Mon crayon fétiche et moi étions à la bibliothèque, j’avais des recherches à faire… Il était posé sur la table et pendant que j’avais le nez plongé dans moult livres éventrés, il passait le temps en déshabillant  les hommes du regard…

C’est en rentrant à la maison et en le sortant de sa trousse pour le poser sur mon bureau qu’il a commencé à m’enguirlander en me disant que les livres étaient des imposteurs ! Parce que les mecs qu’il avait croisés à la bibliothèque n’avaient rien à voir avec l’allure glabre et lisse des statues de musées ou des bouquins d’art ! Depuis, il tire une grise mine et refuse catégoriquement de dessiner quoi que ce soit et ne veut pas être l’objet de la construction d’un livre. Il va même jusqu’à m’accuser de créer des histoires peuplées d’animaux qui n’existent pas… Faut dire qu’il n’a pas le don de voir au travers de moi ! Ce matin sa lettre de démission m’attendait sur mon bureau :

 "Je quitte mon poste, je ne veux pas être l’instrument de menteries et de fariboles."

Je l’ai donc mis au rebus de mon vieux pot à crayons… Et va falloir que je parte en quête d’un nouvel outil de travail, d’un nouvel associé en histoire…

Dernière mise à jour : ( 13-09-2008 )
 
08 septembre 2008
Coup de projecteur sur... Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
08-09-2008

 ...Un cadeau reçu le jour de mon anniversaire.

La boite à rêves

Si les délicieuses et charmantes DK et Hopie m’ont envoyé cette boite par transporteur spécial depuis l’autre côté de l’Atlantique, ce n’est pas par hasard !

la boite à rêves

Lorsqu’elles ont vu Philibert dessiné sur le coffret-cucurbitacée, elles ont tout de suite compris qu’il y avait un lien indéfectible entre cette boite et moi. Elles furent inquiètes car pour que la magie opère, il fallait que cette boite me soit remise en mains soigneusement lavées par un messager perché sur un destrier altier arborant une bouche en cœur (oui, c’est rare, mais il arrive qu’un cheval ait la bouche en cœur), précisément le jour de mon anniversaire, oh ! pas parce que c’était mon anniversaire, mais bien celui de la Saint Amour, car ce coffret possède des pouvoir secrets et magiques que moi seule pouvait décrypter… C’est une boite à rêves et Philibert en est le gardien… Il faut y glisser des enveloppes en papier de joie cachetée à la cire de Merlinpimpin, avec inscrit dans l’enveloppe à l'encre d’espoir, un rêve. Le secret, le seul et l’unique vrai secret, c’est qu’il ne faut pas demander quelque chose pour soi mais pour les gens qu’on aime…

la lettre dans la boite à rêves

J’ai pris mon temps, me direz-vous… Certes, mais j’ai réfléchi longuement car je voulais demander quelque chose qui concerne intemporellement toutes les personnes que j’aime… C’est chose faite ! Elle est inscrite au présent gnomique : le fameux temps utilisé par les lutins pour exprimer une constante...

Dernière mise à jour : ( 10-09-2008 )
 
05 septembre 2008
Un télégramme Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
05-09-2008

 et un peu de gymnastique : on se détend les cervicales et hop on penche la tête à gauche...


un télégramme

 Ben oui, c'est qu'on est vachement bien dans les airs, perchés sur des bons mots !

Dernière mise à jour : ( 07-09-2008 )
 
24 août 2008
Hein ? Quoi ? Comment ? Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
24-08-2008

Un éléphant ne sait pas sauter ! Mais comment je fais pour descendre de mon tabouret ? Hein ?

 

autoportrait

 

Oh, et puis, je ne vais tout de même pas me laisser enquiquiner par un tabouret ! Alors, au prochain cumulomotus qui passe, je grimpe dessus et j'atterris en douceur sur la terre toute souple et toute douce... Ensuite, je gambade pour me dégourdir les gambettes et la première fleur que je croise, je la sens ! Quel joli programme, tout de même ! Bon je vous quitte, il faut que j'aille jeter un cil sur les horaires de transports en nuages... A 21 heures, cumulo-stradivarius qui va pleuvoir des cordes. Bof. Demain 15 heures : un moutonus-confortus-confortabilis, hum ça m'a l'air tentant, une prochaine fois, peut-être... Ah ! voilà : jeudi 17 heures un cumulomotus...

Dernière mise à jour : ( 24-08-2008 )
 
19 août 2008
Alors, et ces vacances ? Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
19-08-2008

Bon alors, d’abord pour attirer l’œil, je vous livre un truc journalistique de pointe : on ferre le lecteur par une photo aguicheuse… C’est vachement pratique : après on peut raconter tout à fait n’importe quoi ou encore autre chose, ce qui n’est tout de même pas tout à fait pareil. Alors voici un détail de ma salle à manger qui est très loin d’être un détail n’empêche. Oui parce qu’un Oursatilu qui fait un câlin à une fée aux grands pieds (elle chausse tout de même du 1,5 centimètre pour ses 7,5 centimètres !), c’est peut-être un détail pour vous, mais alors pour moi, mais non ça veut pas dire beaucoup, c’est bien plus que ça ! C’est un sourire et une petite conversation à chaque fois que je passe à côté… D’ailleurs je pousse la vertu jusqu’à faire des détours pour trainer de ce côté là…

un Oursatilu qui fait un câlin à une fée aux grands pieds

Ensuite, c’est là, lorsque le lecteur bien est bien accroché à l’hameçon, qu’on peut fourrer le tout et le n’importe quoi… Alors j’y vais : eh bien qu’on se le dise, l’enduit de rebouchage obstrue l’imagination et pis les murs blancs ne sont pas des espaces propices à l’épanouissement imaginatif, rien de mon intérieur n’a eu envie de s’y projeter… Mes personnages en ont profité pour aller prendre l’air et revenir en pleine forme et la tête pleine de nouvelles idées… Ils ont débarqués des valises bourrées à craquer de rêves, de poésies et de drôleries… Z’ont cognés fort, sur ma caboche, ouvert la porte sans que je leur dise d’entrer et se sont mis à parler, chanter, brailler à tue-tête, TOUS en même temps : la cacophonie, quoi ! Moi qui contemple des murs de plus en plus blancs depuis une semaine, au milieu d’un silence cistercien dans ma robe de bure, euh je veux dire mon bleu de travail (qui est marron et vert d’ailleurs), j’ai eu un choc auditif, un truc à rendre sourd un bulot ! Oui le bulot à une ouïe très fine, personne n’en parle jamais. Je ne sais pas pourquoi ? C’est pourtant important, enfin il me semble…

Alors j’ai pris mes personnages entre trente yeux et je leur ai dit comme ça : « Eh ! Oh ! molo, hein ? A partir de désormais et jusqu’à plus tard on va travailler à mi-temps ». (C'est-à-dire qu’au lieu de bosser 50 à 70 heures par semaine, on ne va plus en faire que 25 à 35 !).

Ils m’ont regardée avec des yeux écarquillés (oui les personnages sont du genre à vouloir bosser tout-plein-tout-le-temps pour gagner que dalle) et ont repris leurs bavardages cacophoniques de plus belle : « Mais qu’est ce qu’elle a ? Elle a eu un coup de gelée ? Faut qu’elle déménage vers un pays chaud. Mais qu’est ce qu’elle va faire le reste du temps et pis nous on va passer le temps comment ? Et qu’est ce qu’elle à fait de son costume de zèbre ?... »

 - J’ai pris conscience que les rayures ne m’allaient pas au teint ! Et pis zébré c’est bien quand on a 32 deux ans. A 33, c’est plus très raisonnable de cacher sa vraie nature sous une fourrure à rayures. Désormais, vous me verrez au naturel !

 Un personnage : « Et vous z’avez vu ? Elle est fêlée ! »

 Un autre personnage : « Ouais, pis c’est profond comme entaille : y’a la lumière qui passe à travers, dis donc… »

Dernière mise à jour : ( 24-08-2008 )
 
12 août 2008
Mon anniversaire n’en finit plus ! Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
12-08-2008

Hier après avoir couru le marathon des boutiques et des supermarchés de bricolage (On a gagné la médaille de bronze en peinture et papier peint et celle d’or en linge de maison !), j’ai trouvé dans ma boite aux lettres deux autres cartes…

 
deux nouvelles cartes

Et dimanche en rentrant de famille, d’amis et de concert, j’ai eu l’heureuse surprise de lire tout un poème sur mon cœur de patate ! Monsieur Papistache était en verve et avait envie de se frotter au défi de la rime en ‘erme’...

J’ai à peine le temps de vous en dire plus, je dois courir le 110 mètres revêtements de sol, le 362 mètres à cloche pied en choix de matelas et enfin rentrer pour me livrer à une mission impossible : faire une lessive sans perdre aucune chaussette !

une belle ribambelle d'amis
Dernière mise à jour : ( 12-08-2008 )
 
10 août 2008
Mémorable ! Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
10-08-2008

Ma journée d’hier fut mémorable et elle va rester là, ici dans ce p’tit repli de mon cœur tout doux et tout moelleux, bien au chaud… Et je ne ferais pas la polie en disant : "il ne fallait pas", ah ça non alors ! Tout ceci est arrivé à point nommé et grâce à votre gentillesse si attentionnée, ma galère que je m’entêtais à faire avancer à contre-courant s’est magiquement transformée en joli voilier, les voiles gonflées par le vent de l’amitié ! Alors je voulais tous vous remercier d’être vous, c’est tout et c’est pas rien !

Mon coeur est une patate
 

PS : je vais répondre à chacun de vos cadeaux en particulier, j’en vis d’envie oui parce que mourir d’envie quand on est aussi heureux, c’est un peu bête, mais ne soyez pas trop pressés ! Je vais longuement-lentement… parce que j’ai l’intention de durer longtemps !

NB : oui, vous l’aurez remarqué, mon cœur est une patate. On peut l’accommoder de mille manières : purée, frites, en robe des champs (ma préférée), sautée au beurre… et j’en passe et sûrement des meilleures, au four tiens par exemple… D’ailleurs, je voudrais en profiter pour souligner les manques de la sagesse populaire car si, comme on le sait, « cœur qui soupire n’a pas ce qu’il désire », qu’à donc un cœur qui germe, alors ?

Dernière mise à jour : ( 10-08-2008 )
 
09 août 2008
Vous z'êtes des amours ! Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
09-08-2008

Du coup c'est votre fête à tous aujourd'hui ! C'est le mail d'RV qui m'a mis la puce à l'oreille... Fred-le-webmaster-qui-fait-des-secrets vient de me faire découvrir le blog , je suis toute tournechamboulée, et j'ai encore rien vu, mais je fais une pause pour vous livrer mes premières émotions. Oh, bien sur vous ne voyez rien de mon sourire radieux et des p'tits soleils que j'ai dans les yeux, vous ne ressentez pas la fébrilité qui palpite tout à côté de mon p'tit coeur, gros comme ça ! Et vous ne voyez pas les larmes de joies qui perlent et scintillent au soleil que, j'en suis sûre ,quelqu'un d'entre vous à commandé pour moi ! Je ne sais pas quel est le plus bel âge de la vie, mais je dirais que c'est trente trois ans !

Je vous aime, na, c'est dit ! 

Dernière mise à jour : ( 09-08-2008 )
 
08 août 2008
On peut difficilement avoir envie de chocolat si on en a jamais mangé ! Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel & Paula Rhoïdes   
08-08-2008

Cette année, je suis allée à la rencontre de certains blogueurs amis et si internet tisse des liens très-très serrés, rien ne remplace une vraie rencontre. Je suis rentrée de vacances et d'une expo le coeur serré, avec une envie de revoir mes amis internautes tout en sachant que je ne reprendrais pas le chemin des écoliers de si tôt... C'est là que je me suis dit "fais ton CV ma cocotte, cherche sun boulot, n'importe quoi fera l'affaire et prends l'argent là où il se trouve : en bas d'une fiche de paye"... Et puis, mon CV n'était pas très engageant... Soyons honnête, si j'avais été Carrechan ou Aufour, Internique ou Prisuché, je ne me serais pas embauchée comme caissière de supermarché. Qu'à cela ne tienne ma petite poule, dresse la liste de tes compétences et savoir faire. Et c'est là que je me suis remise à sourire jaune d'abord puis à rire à petite gorge déployée (oui, j'avais un p'tit décolleté ce jour là). Mes diplômes étaient obsolètes, mes expériences professionnelles décousues et dérisoires et je suis parfaitement monoglote. Bon je parle bien le patois de ma mémère mais je la soupçonne d'avoir inventé un langage pour ne communiquer qu'avec moi ! Je me retrouvais donc avec un CV gruyère (oui bon d'accord, Mr Papistache, emmenthal) ne sachant absolument pas comment le compléter... C'est là qu'une amie, Kiki pour ne pas la nommer mais pour la souligner m'a suggéré de remplir les trous avec mes personnages farfelus : ce que j'ai fait, j'en avais justement quelques uns qui se baladaient sur mon bureau. Je la remercie parce que d'un coup d'un seul, j'ai pris conscience de ce que serait ma vie si je ne racontais pas d'histoires, si j'arrêtais de créer. J'adoooooooooooooore la littérature de jeunesse, j'ai un tout petit coup de crayon, je suis incapable de dessiner sur commande, mais si le sujet dont je suis investie me plait, je suis capable de reprendre 20, 30, 40 fois le même croquis. J'ai quelques projets en cours, je travaille, je travaille, je tisse des liens entre mes mots et mes images. Je ne sais pas si un jour je deviendrai auteur-illustrateur jeunesse mais je m'en serais voulu toute ma vie de ne pas avoir essayé et puis les regrets c'est encombrant, il paraît...

Alors j'ai commencé à creuser mon p'tit trou à la cuillère à moka ! Désespérée ? Connais pas ce mot, il est rayé de mon dico. De toute façon, il me reste 1000 ans pour parvenir à me faire une place de n'importe quel côté de la barrière du royaume de la littérature jeunesse ! Eh oui, quand on dessine et qu'on écrit, tout devient possible, tout au moins sur le papier : c'est fou ce qu'une page blanche peut offrir comme espace de liberté ! C'est magique ! La seule petite ombre au tableau, c'est la solitude de mon atelier, mais ma route ne sera pas solitaire tout le temps :  j'aime trop les gens pour ça !

Et si je vous offrais un p'tit détail de mon atelier : voici un bouquet de fleurs de papier à recycler... 

 

Un bouquet de fleurs de papier à cecycler

 

Dernière mise à jour : ( 09-08-2008 )
 
05 août 2008
J'avais envie de voir la mer Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel et Paula Rhoïdes   
05-08-2008

 et j'ai broyé du noir toute la journée... de la mine graphite et un peu de fusain aussi. Ben oui, je dessinais. Qu'est-ce que vous êtes encore aller vous imaginer ? Je sais bien, je devais prendre des vacances et puis et puis, une idée en amenant une autre, j'ai repris le travail en me disant que la vie c'était un peu comme le va-et-vient des vagues sur la plage. La mer amène des oursins piquants ou des coquillages sur une étendue de sable fin ou de galets... J'ai choisi le sable et je regarde où je marche. Et puis, quand vraiment, vraiment j'ai envie de me fourrer le nez dans les nuages, je chausse des godillots blindés qui résistent à presque toutes les épines de la vie...

Là, je retourne broyer du noir et je vais cette fois laisser pleurer quelques goutelettes d'eau : j'ai sorti ma pierre à encre et mon baton d'encre de Chine  !

Détail de mon atelier

 

Dernière mise à jour : ( 05-08-2008 )
 
27 juillet 2008
Débrayage… Suggérer par mail
Écrit par Sandrine et Paula Rhoïdes   
27-07-2008

 ...jusqu’au dix-quinze août…

Espoir

Non, je ne suis pas en vacances, je lève juste le pied du boulot. Dans mon prochain billet estival, mon site aura passé le cap de ses un an de mise en ligne (je vous fais grâce du gâteau en chou-fleur et brocolis)… Quant à moi, j’aurais passé le cap des trente trois  ans et aussi celui des trente trois mois de travail artistique sans aucun résultat professionnel, tant pis ! Je suis contente quand même ! Tout d’abord parce que j’ai tenu tout ce temps sans rien de concret, aucune carotte pour faire avancer l’ânesse que je suis ! A aucun moment, je n’ai pu souffler à l’idée d’envisager un avenir éclairé par la concrétisation de l’un de mes projets… Le salaire en espèce sonnante et trébuchante, j’en parle même pas et pourtant  je suis toujours bien accrochée à ce boulot (passe-temps diront les médisants, qu’ils médisent donc, après tout, si ça leur fait plaisir !) qui est tout sauf de tout repos ! Et ensuite et surtout parce que j’ai rencontré grâce à mon blog des personnes exceptionnelles… Je cherchais du boulot, je me suis fait des amis, le ciel est bleu, il fait vingt six degrés et les ânes braient à tue-tête ! La vie est belle quoi…

A part tout ce qui ne va pas dans ma vie eh bien tout va plutôt bien et comme disait ma mémère que j’adorais : « on prendra bien le temps de mourir… » Un jour, un jour plus ou moins lointain, je gagnerai ma vie en faisant ce que j’aime : j’ai lu ça ce matin au jardin dans la valse des vers de terre… Alors…

Dernière mise à jour : ( 05-08-2008 )
 
12 juillet 2008
Y’a des jours avec et pis des jours sans ! A moins que ce ne soit l’inverse… Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
12-07-2008

Lorsque je vais chez mes parents et que le temps le permet, je largue les amarres et je vais me planter au milieu de l’eau. Je contemple le calme et la nature environnante. Au bout d’un temps certain et sûr, je tourne en rond, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, puis dans l’autre sens. Entre deux, je fais des largeurs et quelques longueurs aussi… Je m’entraîne : dans la vie,  c’est toujours utile d’avoir de l’endurance à la pagaie et surtout de savoir ramer, c’est un fait.

Il y a une petite dizaine, ou quinzaine, je sais plus… Je suis allée m’exercer à la rame, un bon p’tit moment… De retour sur la berge, je me suis dit : « Et si j’allais faire le plein de trèfles à trois feuilles  ? ». Oui, parce qu’après avoir bien ramé, c’est très gratifiant de chercher quelque chose qu’on trouve !

Alors je me mets à chercher, dans la grande prairie bien pourvue en trèfles et sur quoi je tombe ? Un trèfle à quatre feuilles. Vous allez me dire : « C’est vraiment la guigne de chercher un truc qui se trouve sous les sabots d’un âne et de tomber sur une rareté ».

Qu’à cela ne tienne ! Je me dis : « Te décourage pas ma cocotte et essaye encore… ». Je repose mes yeux sur l’herbe, et paf, sur quoi je tombe ? Un autre trèfle à quatre feuilles ! Y’a vraiment des jours, je vous jure ! La poisse ! « Allez, garde espoir, le prochain essai sera le bon ». L’ironie du sort a voulu qu’effectivement, je ne trouve pas un trèfle à quatre feuilles la fois suivante, mais bel et bien un à cinq ! La mouise me collait décidemment à la peau, c’était un fait. Alors pour conjurer le mauvais sort, je me suis obstinée… J’arrachais un trèfle, je comptais : un, deux trois, quatre voire cinq feuilles à chaque fois ! Ah, oui, mais non ! Ça n’allait pas se passer comme ça et puis, ça commençait à bien faire !

Je me suis obstinée, entêtée… A la très longue et après avoir trouvé très exactement douze trèfles à quatre et cinq feuilles (non, en fait, j’en ai trouvé quinze en tout, mais c’était vraiment trop la honte et comme je ne pouvais pas me résoudre à avoir pas de bol quinze fois d’affilée, j’en ai refourgué trois à mon neveu !) j’ai enfin fini par trouver trois trèfles à trois feuilles ! Ouf, la chance était revenue !

 

des trèfles à quatre et cinq feuilles

 

Dernière mise à jour : ( 12-07-2008 )
 
04 juin 2008
Un matin... Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
04-06-2008

 ... on emprunte un petit sentier, solitaire qui nous paraît bien accueillant... Les gens, la vie, nous ont un peu abîmés, alors la solitude nous paraît salutaire... On avance, parfois péniblement, mais on avance, et puis au détour d'un caillou blanc, on découvre quelques personnes rares et sympathiques, avec un coeur, un foie et même une âme... Et on se retrouve là, comme par enchantement, accoudés à une même table, on discute, on se boit une petite tasse, on se mange une petite tarte... On partage une bière qui a sillonné les route de France, on s'échange des recettes de cuisine, on mange dans la même vaisselle... On cause de nos envies, des paysages, des fleurs, des oiseaux rares et colorés, on rit... On n'a pas besoin de s'apprivoiser, c'est déjà fait depuis longtemps... Alors, on discute, comme une évidence et puis et puis... On se quitte, on se reverra, c'est sûr, dans quelques temps, c'est loin... Alors, on retourne sur son petit sentier qui monte, qui s'escarpe... Un p'tit caillou se glisse dans notre chaussure et la petite douleur grimpe jusqu'à nous pincer le coeur...et il faudra avancer ainsi toujours droit devant, le petit caillou dans la chaussure jusqu'à la prochaine fois...

 

un sentier...

 

Dernière mise à jour : ( 17-09-2008 )
 
22 mai 2008
Qu’est ce qu’une Sandrine ? Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel, avec l'aimable participation de Pierre Dac et de Fred Cokenpat (photo)   
22-05-2008

 

Sandrine Brossel

 

Voilà une question que je me suis souvent posée… J’ai longtemps cherché une réponse… Un jour, un certain Alexandre avec des yeux de maquereau huileux, enfin de merlan frit, m’a dit que mon prénom était le diminutif de son pendant masculin : je n’avais même pas eu le temps de rêvasser aux bibliothèques alexandrines qu’il me coupait les rêves sous le pied ! C’est vrai quoi, j’aurais pu m’imaginer livre ou étagère, même vermoulue, j’aurais trouvé ça chouette. Une Sandrine, définition : nom qui désignait les anciennes étagères de la bibliothèque aux temps phares d’Alexandrie. Mais au lieu de ça, je me retrouvais réduite au rang de prénom pas complet ! 

Je l’ai regardé droit dans le nez avec un large sourire et je lui ai répliqué :

 « Je ne suis pas la moitié d’un homme ! Oh, bien sûr, il me manque deux ou trois trucs de-ci de-là  dans le cerveau, j’ai une petite araignée bien velue au plafond et deux ou trois autres détails significatifs et particuliers, mais je ne suis le diminutif de personne ! »

Je suis repartie moins souriante, contrariée par l’idée qu’il n’avait pas complètement tord et j’en gardais une certaine rancœur pour tous les hommes ainsi baptisés, celle de la bonne à rien qui avait toujours failli : oui, à l’époque, j’assumais pas. Maintenant, c’est différent. Et oui, je sais bien, c’est ridicule, tous les Alexandre ne sont pas de grands conquérants ou des dragueurs de pacotille. Mais bon, j’étais rancunière envers ce prénom là, ma seule rancune tenace d’ailleurs. Si quelqu’un me disait :

 «Je m’appelle, Alex, Alexis, Alexandre, Alexandro, Alexandrito ou Alexouille… »

C’est bien simple, je me carapatais fissa bien planquée sous le premier prétexte venu…  Et puis un jour, il n’y a pas si longtemps, on m’a dit que mon humour ressemblait un peu à celui de Pierre Dac que je connaissais mal en dehors du sketch ‘Le fakir’ (Pouvez-vous me dire ?). Oui, j’ai toute une culture à refaire : je ne sais pas comment je me débrouille, mais j’ai jamais lu le bon livre ou vu le bon film, où alors pas au bon moment ! Dotée d’une curiosité saine et bien portante, je me suis mise à faire des recherches et j’ai découvert l’os à moelle, son journal. C’est sûr, nous avons du commun, ça fait tout drôle d’ailleurs ! Déjà, nous sommes du même bord politique, lui comme moi avons pris le parti d’en rire. Oui, je ris de tout, de la mort aux sardines à l’huile en passant par la princesse au petit pois ! Et pourquoi pas ? Pierre Dac voulait « réconcilier les œufs brouillés » moi, je voudrais revendiquer le droit au logement individuel pour les sardines, ben oui parce qu’à la longue et à force de promiscuité, cette affaire va nous conduire à une mutinerie : méfiez-vous de la révolution sardinière, méfiez vous… Un jour, les sardines vont nous exploser à la figure et je trouve qu’on l’aura bien cherché ! On n’a tout de même pas idée d’entasser ainsi ces jolis poissons d’argents sans même vérifier qu’elles aient une quelconque affinité commune et partageable… A leur place, vous feriez pas la révolution ? Non ? Ah Bon ?

Bref, Fred m’a offert un ancien (enfin 1978, c’est pas si vieux) almanach de l’os à moelle, nous avons effectivement du commun : ça fait bizarre… Je lisouillais tranquillement mon almanach-pas-si-vieux avec une certaine nonchalance et là, au deux avril (jour de la Sainte Sandrine, oui parce que même si c’est tous les jours ma fête, il n’y en a qu’une seule que je partage avec le calendrier) ce fut la révélation. Il explique strictement tout sur les origines de mon prénom. Voilà pourquoi, maintenant, connaissant enfin l’entière vérité, je ne garde plus aucune rancœur à l’endroit des Alex, Alexis, Alexandre, Alexandro, Alexandrito et autres Alexouille, pas même à cet ignorant aux yeux de cachalot… C’est pas que j’aime pas qu’on me raconte des carabistouilles, mais je préfère et de loin quand c’est drôle !

 

La page du deux avril 1978 de l'os à moelle
 
Détail : 
 détail de l'article 'La Sandrine'
Détil de la suite de 'La Sandrine'

 

Dernière mise à jour : ( 17-09-2008 )
 
26 avril 2008
Des liens Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
26-04-2008
Les yeux du bouillon (Fred Cokenpat)
L'oeil aux aguets et Un jour et pas l'autre (Tilu) 
Papistacheries (Papistache)
Le blog de Tilleul (mamie retraitée)
Petites paroles inutiles (Coumarine)
Entre nous ? (Walrus)
La minute encyclopédique (Madame de K)
C'est du tout venant (Berthoise)
Passage (Teb)
Le rhinocéros regarde la lune (zigmund) 
El Bolg (Tiphaine)
Les mots dits (Aude)
Chroniques du jour d'après (Sammy)
Le quatrième wagon (melle Bille)
Le défi du samedi  
InFolio
La galerie photo de Serge
Franz (Son myspace)

Dernière mise à jour : ( 12-06-2010 )
 
18 avril 2008
Si vous venez pour un travail journalistique de haute voltige, repassez plus tard... Suggérer par mail
Écrit par toute l'équipe journalistique   
18-04-2008

Sandrine : Je vous l’ai déjà dit, j’ai le vertige ! Ceci est une interview.

Quelques lecteurs excédés : Encore ! Ce sera long ?

Sandrine : Oui et encore elle a été en partie coupée au montage ! Les journalistes ont trouvé que certains de mes propos étaient complètement dénués d’intérêt… Je sais bien, ça fait une interview de plus, c’est pas que je sois narcissique, en fait, je devais commencer à vous raconter la vraiment vraie véritable histoire du père Noël, parce que tout de même, c’est de saison, mais pour des raisons logistiques, j’ai du remettre ça à plus tard…) Ceci est donc une interview multiple et à tiroirs avec un fil conducteur à rapiécer soi-même. Je n’accepterai aucune réclamation à ce sujet car je n’y suis pour rien : quelques uns de mes journalistes se sont pris pour la petite et la grande inquisition espagnole réunies et j’ai bien peur que le tas de broussailles qui attend dans le jardin ne me soit dévolu si je réponds mal : j’aurais pas du tailler les arbustes, ça m’apprendra à torturer la nature ! Alors, munissez-vous d’une aiguille, moi je me contente de vous fournir la botte de foin et souhaitez-moi bonne chance… (Et là, a priori, vous devriez entendre Kiki , Madame de K , Tilu , melle bille et quelques autres lecteurs bienveillants me crier « bonne chance !»…)

Dernière mise à jour : ( 17-09-2008 )
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05 avril 2008
(no) comment ! Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
05-04-2008

Mais non, j'ai pas disparu. Cet Incoginto, un vrai bileux, je vous jure !

Devant les nombreuses (hum!) sollicitations de mes nombreux (hum!) lecteurs fidèles qui, toutes retenues et additions diverses et variées confondues, s'élève à deux, j'ai décidé d'ouvrir mon site aux commentaires et aux rétro-commentaires (un rétro-commentaire n'étant pas un commentaire obsolète du genre 'l'importance du cochon dans la Rome antique", mais bien un commentaire sur un de mes anciens articles).

Dans l'attente de vos commentaires, veuillez aggréer, cher(e)(s) lecteur(trice)(s), mes sollicitations salutaires les plus distinguées, ceci étant la formule de politesse la plus politivement polie que je connaisse à ce jour.

Sandrine 

Dernière mise à jour : ( 28-04-2008 )
 
30 mars 2008
Ça y est ! Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
30-03-2008

Après avoir passé presque neuf mois au chaud, dans la confidentialité de mes quelques abonnés, mon prélivre fait enfin ses premiers pas en public et en accès libre... Alors n'hésitez plus et feuilletez les carnets de route de Trouve Heura et un peu plus si affinités (C'est dans le menu, là tout près, juste sur la gauche de votre écran, dans le sommaire, en dessous de 'A la une').

Dernière mise à jour : ( 28-04-2008 )
 
28 mars 2008
Changement de menu : à la place de celui de l'ogre, vous aurez du Brassens Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
28-03-2008

Avant de vous parler du loup rose et du lecteur fictif, très très attentif, possédant un sens aigu de l'observation et un écran d'au moins 17 pouces lui permettant de voir le champ de papier complet au bord du journal et qui (grâce à tout ça et aussi à une jolie et bien saine curiosité que je trouve extrêmement bien placée) a remarqué qu'une fraise avait disparue du pré et qu'une ou deux autres avaient été grignotées, eh bien, je devais publier un article sur le menu de l'ogre. C'éLes chemins qui ne mènent pas à Rome, Georges Brassens, Editions du cherche miditait planifié, inscrit en vert sur blanc à lignes bleues dans mon agenda, article de la semaine : le menu de l'ogre. Eh oui, je suis d'un certain point de vue très organisée. Lequel ? Eh bien, celui de mon agenda. Le point de vue qui consiste à regarder par la porte entrouverte de mon atelier me fait apparaître, quant à lui, franchement moins organisé... Bref, ce n'est pas le sujet, je devais donc vous servir le menu de l'ogre, mais j'ai trouvé cet article bâclé et indigeste. Alors, afin d'éviter que ma rédactrice en chef (une peau de vache, bien que j'aie connu des vaches beaucoup plus sympathiques) me le fasse brouter, j'ai décidé, au dernier moment, de changer de menu et de vous servir quelques réflexions d'un conteur chantant.

Dernière mise à jour : ( 28-04-2008 )
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14 mars 2008
Un jour à marquer d'une pierre surtout pas blanche Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
13-03-2008

La cale sèche, vous connaissez ?

Eh bien moi, je suçais tranquillement mon crayon, le regard au plafond, me demandant de quoi je pourrais bien parler dans mon article de la semaine... 

Dernière mise à jour : ( 14-03-2008 )
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24 décembre 2007
Finalement, galérienne c'était pas vraiment un métier pour moi ! Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
24-12-2007

Voilà un petit moment, pour ne pas dire un moment extrèmement long, que je tourne autour de mon "avenir fixe" (Rilke) sans jamais l'atteindre...

Dernière mise à jour : ( 22-05-2008 )
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21 novembre 2007
Non, non, la fabriqueuse d'histoires et d'images n'est pas morte... Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
21-11-2007

J'ai juste eu un petit passage à vide, nécessaire au renouvellement de mon inspiration certes, mais pas toujours très facile à vivre... J'en ai profité pour faire un bon tri dans mes productions et mettre en route un ou deux projets...

Dernière mise à jour : ( 09-12-2007 )
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08 septembre 2007
Les questions subsidiaires d’Incognito Suggérer par mail
Écrit par Incognito   
08-09-2007

Salut Sandrine, y a-t-il quelque chose de neuf dans votre métier ?

Y a-t-il un personnage qui vous ressemble plus qu’un autre ?

Dernière mise à jour : ( 01-10-2007 )
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15 août 2007
Mon imaginaire... Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
15-08-2007

mon imaginaire... est bleu comme une orange

Dernière mise à jour : ( 09-10-2007 )
 
01 août 2007
Faire-part Suggérer par mail
Écrit par Sandrine Brossel   
01-08-2007
...
Dernière mise à jour : ( 30-10-2007 )
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30 juillet 2007
L'interview de Sandrine Brossel Suggérer par mail
Écrit par Incognito   
30-07-2007

Incognito, journaliste imaginaire, veut me soumettre à la question. Il insiste, alors si je veux dormir tranquille et éviter le bûcher cette nuit…

Dernière mise à jour : ( 03-08-2010 )
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